HISTOIRE NATURELLE
DES
POISSONS DE LA FRAI^CE
.l/.iU-!Hl.
I MiiiuKii.. lii]|iiiiiH'iii' I iiirïTK.
HISTOIRE NATURELLE
DES
POISSONS DE LA FRANCE
PAH
LE D^^ EMILE MOREAU
S L P P L É ]\1 E N T
Avec 7 figures dans le texte.
PARIS
G. MASSON, ÉDITEUR
LIBRAIRE DE l' ACADÉMIE DE MÉDECINE
120. Boulevard Saint-Germain, en face de l'École de Médecine
.MDi:CGLXXXXI
SUPPLÉMENT
L'HISTOIRE NATURELLE DES POISSONS
DE LA FRANCE
• Dans le premier volume de notre travail sur les Poissons de
la France, nous écrivions, p. 335 : Nous ne voulons pas termi-
ner l'histoire des Requins sans rappeler qu'une troisième es-
pèce a été signalée dans les mers d'Europe, au moins dans la
Méditerrannée, c'est le Requin de Milbert, Carcharias Milberti,
Valenciennes, le Squalus phimbeuSj Nardo. Ce Squale a été pris
sur différents points des côtes d'Italie. — Nous supposions alors
que ce Plagiostome, qui de l'Atlantique pénètre dans la Médi-
terranée, serait probablement un jour ou l'autre capturé sur no-
ire littoral. Nos prévisions se sont réalisées; depuis quelques
années, plusieurs spécimens de cette espèce ont été péchés à
Nice, à Cette et peut-être aussi dans d'autres localités. Ce n'est
pas le seul représentant du sous-ordre des Squales que nous
ayons à citer, nous avons encore à rappeler le Centroscymnus
cœlolepis qu'ont fait connaître deux naturalistes portugais, Rar-
boza du Rocage et de Rrito Capello, Dans le sous-ordre des
Raies, nous avons à compter plusieurs Pastenagues et la Ptéro-
platée aUavelle, Pteroplatea aUavcla; deux sujets de ce type
Poissons. — Supplément. 1
2 CARCHAIUDÉS.
curieux sont tombés entre les mains de nos pêcheurs, l'un à
i\ice, en novembre 1886, l'autre, cinq mois plus tard, à Cette.
Chez les Chorignathes, qui forment Tordre le plus important
de la section des Poissons osseux, nous aurons à décrire un as-
sez grand nombre d'espèces, quelques-unes même d'entre elles,
c'est un devoir pour nous de le reconnaître, avaient échappé à
nos investigations. Nous indiquerons parmi les Acanthoptéry-
gicns : Batrachus didactylu:<, Gobius falLax [?iov. sp., C. Sarato),
Scorpœna ustiilata, Pristipoma Beimetti^ Scanis Cretenm, etc..
Les Malacoptérygiens, surtout les Malacoptériens abdominaux,
nous donneront une quantité notable de spécimens olTrant un
réel intérêt à divers points de vue. Cette étude nouvelle servira
à compléter notre travail, elle nous fournira en même temps
l'occasion de faire quelques rectifications, et de résoudre certai-
nes questions, plus ou moins controversées, qui jusqu'à ces der-
nières années n'ont pas été sans causer de sérieux embarras
aux ichlhyologistes.
GENRE REQUL\.
T. I, p. 328.
Ce genre comprend trois espèces :
d'un tiers au moins plus grande que la
largeur de la bouche i. \\. iîlf.u.
Longueur
étant au moins
, ,,° „ „„ ' l deux fois plus lon-
de 1 espace ( I *
,1 là peu près égale à \ gués que larges.. -1. 15. \ mlseau obtus.
la largeur de la
bouche. Pectorales j n'élanl jias dcu.x
fois plus longues
que larges 3. II. dk Milbeut.
M-: IlEQUIN DE MILBERT — CAUCUAmXS MILBEUTI. Val.
Syn. : Smaul uni; SiunK, .MitchiU, Vish. Neu-Yurl;, p. i87.
CAnciiARiAS Mii,UEHTi,Valouc., Ms5. dans Miill. et llcul., Plagiosl., \^. 38, pi. l'J,
fig. 3, dents; (Prionodon) A. Dumér., t. I, p. 3G0; Gunth., t. VIII, p. 3G3, note
t
I
REQUIN DE MILBERT. 3
sp. 5; Giglioli, Catui. l'esc. Ual., p. lll, no 507; Doderleiu, Mcvmale ittiologico
del Medilerraneo, Elasmobranchii, Palcrmo, 1881, p. 44; Perugia, Elenco Pesci
clelV Adriatico, Milano, 1881, p. 52.
Carcharias c^ruleus, Dekay, New York Faun. Fis/i., New York, 1842, pi. 61,
fig. 200.
Lamna caudata. Dekay, oiivv. cit , p. 354, pi. G2, fig. 205, auiin., et fig. 205», tête
vue en dessous.
".' Squalus Milberti, CBp., Cal., p. 18, n" 71.
Squalus plumbeus, Nardo.
EcLAMiA Milberti, Gili, Proc. Acad. natur. Scienc. PhUudelpIiia, Philadel., 18G4,
p. 262, et dans Annals Lyc. nanir. History New-York, New-York, 1862, t. VII,
p. 410, Analyt. Synops. Ord. Squali.
Prionodon Milberti, Cancstr., Fn. Ual., p. 48.
Long. : 0,60 h. 3,00 et plus.
Ce Requin a le corps allongé, couvert d'un chagrin très-fin,
très-doux, à peine sensible au toucher, surtout chez les jeunes
animaux. Les proportions varient suivant la taille des sujets ;
chez les individus de moyenne taille, la hauteur du tronc, qui
l'emporte un peu sur la largeur, est comprise sept fois et demie
à huit fois dans la longueur totale ; il paraît en être autrement
chez les petits et les fœtus ; en effet, chez eux, la hauteur du
tronc, qui est moindre que l'épaisseur, est contenue une dizaine
de fois dans la longueur totale.
En dessus la tête est aplatie, surtout dans la région préorbi-
laire. Le museau est déprimé, mince, à bord antérieur convexe;
sa largeur, prise vers l'angle externe des narines, est sensible-
ment égale à l'espace préorbitaire. La bouche est arquée; chez
les adultes, sa longueur, ou la distance qui s'étend de la dent
médiane de la mâchoire supérieure à l'un des angles postérieurs,
est moindre que sa largeur et moindre aussi que l'espace préor-
bitaire ; chez les jeunes animaux, sa largeur est à peine diffé-
rente de la longueur du museau. II est nécessaire de faire ob-
server que la forme des dents, surtout à la mâchoire supérieure,
varie suivant l'âge; chez les sujets de moyenne taille, la dent
médiane est fort peu développée, elle semble à peine dentelée
ou même ne paraît nullement dentelée; chez le spécimen du
Muséum, qui mesure 0,610 de longueur, les deux premières
dents latérales ont la figure d'un triangle isocèle à base beau-
4 CARCHARIDÉS.
coup plus courte que la hauteur, elles sont finemont dentelées ;
la troisième dent latérale est encore à peu près triangulaire,
mais son bord antérieur, ou interne, est régulièremonL oblique,
et son bord postérieur, ou externe, est très-faiblement concave
ou écbancré ; elle est légèrement dentelée sur les côtés, elle n'a
pas la pointe dirigée en arrière. Les dents suivantes, qui sont
MI
Fig. 221. — Partie gauche des mâchoires.
MS, mâchoire supérieui-e ; m, deut médiane; /, 6* dent latérale. — MI, mâchoire
inférieure; »i, dent médiane; /, 6^ dent latérale.
également dentelées, ont le bord antérieur plus ou moins con-
vexe, le bord postérieur concave ou échancré et la pointe reje-
tée en arrière. Chez les sujets de très-grande taille, ou du
moins sur un de ceux que j'ai pu examiner, la série formée par
les dents médianes n'est pas droite, elle est en zigzag; la dent
médiane de la première rangée est rapprochée de la première
dent latérale du côté droit; la dent médiane de la seconde ran-
gée est vers la première dent latérale gauche de la série corres-
pondante, etc. ; de sorte que la dent médiane de la première ran-
gée est vis-à-vis de la dent médiane de la troisième rangée ; la
dent médiane de la deuxième rangée vis-à-vis de celle de la qua-
trième; à première vue on pourrait supposer que la vraie dent
médiane manque, et qu'il y a alternativement une dent latérale
de plus sur chaque côté de la mâchoire; ce qui le ferait encore
mieux penser, c'est qu'à la mandibule, les dents médianes sont
disposées d'une façon très-régulière, les unes à la suite des au-
'g. 222.— Detïfs latérales
[grandeur naturelle).
Is, 5* dent latérale supé-
REQUIN DE MILBERT. 5
très, et que les premières dents latérales sont courtes, absolu-
ment comme celles formant la rangée en zigzag de la mâchoire
supérieure et qui sont dentelées. A la
mandibule les dents de la série médiane
sont des espèces de petits crochets, sans
apparence de dentelures sur les bords;
les dents latérales sont étroites, subulées,
elle ont leur pointe insérée sur une
large base ; elles sont droites et fine-
ment dentelées sur les côtés, elles ont
une grande ressemblance avec celles du
Requin à museau obtus. Chez les adultes, ""l"''.^ ' ^'' ^" ^^^^ latérale
^ ' irifei'ieure.
les dents sont en nombre plus élevé que
celui qui est généralement indiqué, il y en a trente et une à
chaque mâchoire 15 + 1 + 15=31.
Quant aux yeux, ils sont ovales, à pupille verticale. Suivant
Canestrini, leur diamètre horizontal est égal à la largeur de
chacune des narines; mais les proportions varient d'une façon
très-sensible : chez les jeunes spécimens, le diamètre de l'œil
mesure le double de la largeur des narines et le tiers au moins
, de l'espace préorbitaire ; chez les sujets de moyenne taille, il
l'emporte d'un quart sur la largeur de la narine, et fait moins
du tiers de l'espace préorbitaire.
Les narines sont en forme de croissant.
L'angle inférieur de la quatrième ouverture branchiale est en
quelque sorte sur l'origine de l'insertion de la pectorale.
La première dorsale naît à l'aplomb du bord postérieur ou
plutôt à l'aplomb de la fin de l'insertion des pectorales; elle est
développée, son bord antérieur est légèrement sinueux, convexe
dans sa partie médiane, puis il décrit une courbe qui va s'unir à
la ligne du bord postérieur; l'angle supérieur delà nageoire est
mousse, faiblement arrondi. Le bord postérieur est sensible-
ment échancré ; il rejoint en bas l'extrémité du bord inférieur
en dessinant un angle très-allongé. Le bord inférieur est pres-
que parallèle à la ligne du dos. La hauteur de la première dor-
6 CAIÎCIIAHIDKS.
sale est égale, ou peu s'en faut, à la largeur de la pectorale,
tandis que chez le Requin à museau obtus, elle est générale-
mcnl plus grande. La seconde dorsale commence, pour ainsi
dire, dans le même plan vertical que l'anale; elle a presque la
forme d'un trapèze, mais quand sa partie postérieure et infé-
rieure est appliquée sur le tronc, elle paraît tout à fait triangu-
laire; son angle postérieur est allongé, pointu; son bord supé-
périeur ou postérieur 'est le' plus développé. Par sa forme
générale, l'anale ressemble plus k la première dorsale qu'à la
seconde; sa base est peut-être plus développée que celle de la
seconde dorsale. La caudale est très-longue ; elle mesure le quart
et plus de la longueur totale, au moins chez les sujets de taille
moyenne. Quant aux pectorales, elles ont des proportions bien
différentes de celles qu'elles présentent chez le Requin à museau
obtus, etj'appelle l'attention sur ce point d'une extrême impor-
tance; cette différence dans les proportions des pectorales est
peut-être le seul caractère qui permette de sûrement distinguer
les jeunes de chacune des deux espèces. Chez le Requin de Mil-
bert, la pectorale est relativement beaucoup plus large que chez
le Requin à museau oblus; sa largeur fait presque les cinq sep-
tièmes de sa longueur; tandis que chez le Requin à museau
obtus, la pectorale est deux fois au moins plus longue que large,
elle est nettement falciforme. La ventrale semble montrer des
proportions analogues; chez le Requin de Milbert, la longeur
du bord antérieur est à peu près égale, chez les jeunes, à la
longueur de l'insertion, d'un quart plus grande chez les adultes,
tandis que dans le Requin à museau obtus, la longueur du bord
antérieur fait le double et plus de la largeur de l'insertion.
Habitat. Méditerranée, Nice, Irés-rare; Celle, excessivement rare; deux
spécimens ont, à ma connaissance, élé péchés à Celle, l'un en 1887, l'aulie
en 1889.
Je vais d'abord indi(]iier les proporlions du CiO'chnrias Milbcrli qui <'s(,
dans la colleclion du .Miisi'uni de l'aris, puis je donnerai les proporlions
de deux fœtus, l'un de C. Milbcrti, l'aulre de ('. obtusiroatria.
Proportions: l\pc du Muséum, cf, lapporh- i\r .\i\\-Yoik par Millier!
«l déterminé par Valenciennes.
SPINACIDÉS. 7
Long, totale 0,610; tronc, haut. 0,080, épais. 0,070.
Tête, haut, 0.049, larg. 0,070.— Œû, diani. 0,016; espace préorbit.0,0.j7,
esp. interorbit. 0,066. — Narine, long. 0,012, esp. prénasal interne 0,037,
esp. internasal 0,037. — Bouche, long. 0,038, larg. 0,051.
Caudale, long. 0,160; pectorale, long. 0,101, larg. 0,070. — Première dor-
sale, haut. 0,071, long, de la base 0,068.
Distance du bout du museau à : mâchoire supérieure 0,0j2; première
branchie 0,123; première dorsale 0,181; seconde dorsale 0,371; anale
0,382; pectorale 0,157; ventrale 0,303.
Carcharias Milberti, fœtus cf ; long, totale '0,410; tronc, haut. 0,040,
épais. 0,047.
Tète, haut. 0,036, larg. 0,057. — Œil, diam. 0,013, esp. préorbit. 0,035,
esp. interorbit. 0,038. — Narine, larg. 0,006, esp. prénasal interne 0,024,
esj). internasal, 0,0233. — Bouche, long. 0,035, larg. 0,033.
Caudale, long. 0,120; pectorale, long. 0,066, larg. 0,040. — Première
dorsale, haut. U,039, long, de la base 0,036.
Distance du bout du museau à : mâchoire supérieure 0,033; première
branchie 0,088; première dorsale 0,1 27; seconde dorsale 0,247 , •'anale 0,244 ;
pectorale 0,093; ventrale 0,191.
Carcharias obtusirostris, fœtus cf ; long, totale 0,420; tronc, haut. 0,042,
épais. 0,053.
Tète, haut. 0,032, larg. 0,037. — OEil, diam. 0,016, esp. préorbit. 0,042,
esp. interorbit. 0,043. — Narine, larg. 0,007, esp. ]irénasal interne 0,024,
esp. internasal, 0,027. — Bouche, long. 0,030, larg. 0,035.
Caudale, long. 0,118; pectorale, long. 0,070, larg. 0,033. — Première
dorsale, haut. 0,040, long, de la base 0,040.
Distance du bout du museau à : mâchoire supérieure 0,0363; première
branchie 0,094; première dorsale 0,140; seconde dorsale 0,277; anale
0.260; pectorale, 0,108; ventrale 0,208.
Famille des Spiiiacidés.
. T. I, p. 341.
MM. Barboza du Bocage et de Brito Capello ont décrit, dans
leur travail sur les Plagiostomes, un Squale, inconnu jusqu'alors
des naturalistes, pour lequel ils ont créé le g'enre CentroscymmiSj
qui rentre dans la famille des Spinacidés, et qui se disting'ue
du genre Centrophorus par la forme des dents de la mâchoire
supérieure. Une simple modification dans le tableau des genres
composant la famille des Spinacidés, est suffisante pour assigner
la place que doit prendre le genre nouveau.
H SPINACIDKS.
t
l
Mfiils à iino sc'iilo puiiik' cl
triangulaires 3. Centrophorf..
( subulées, écartées 3. Gentroscymne.
r.E.MlE CI1MR0S(:Y3LM: — CENTROSCYMNUS, Boc. et Cap.
Voici los caiactèros f.'éiiériques d'après les auteurs elles.
Corps allongé, comitiinn', prismati(iue, triangulaire, couvert de scutelles
pédniKMih'es.
Tête aplatie, museau court; bouche peu arquée; dents dissemblables
aux mâchoires ; celles de la mâchoire supérieure, comme chez les Scymnus,
subulif ormes, étroites, à pointe ahjuè, rcartées entre elles, et très-légèrement
inclinées en dehors; les dents inférieures semblables à celles du genre
Centrophorus, sécuriformea, à bord libre oblique, à pointe rejetée en dehors.
Évents grands, situés en dessus et en arrière des yeux.
Nageoires; dorsales armées d'aiguillons très-petits, presque entière-
miiit enveloppés par les téguments, sillonnés sur leurs faces latérales.
•
LE CENTROSCYMNK GKLULÉPIS — CENTROSCYMNUS
CŒLOLEPIS.
Syn. : Centroscymnus coei.olepis. Bocage et Capello, Ichth. Port. Peix. pla-
i/iost. Esqual., Lisboa, 18GG, p. 30, pi. 1, fig. 3, anim.. a,b, dents, c,rf,e, scutel. ;
Brit. Cape!., Cal. Peix. Port., EKh:,Jorn. Acad. Se. Lish., 1869. n» VI, p. 14, fig. dents ;
Brit. Capel., Cat. Peix. Port., Lisb., 1880, p. 49; Vaillant, Poiss., Exp. se. Travail.
et Talisman, Paris, 1888, p. 03, pi. 2, fig. 1, anim., l» tète vue eu dessus, l"" tête
vue en dessous, 1<= scutel. gross. lô diam., l"i dent, màch. sup. gross., ô diaui.,
I^dent; màch. inf., gross., G diam.
Crntiiopiiouus cotxoLEPis, Giinth., t. VIII, p. 433, et dans Voyage of Challenger,
t. XXU, Deep-Sea Fishes, p. .'».
Long. : (1,80 à 1,20.
Lo corps est allongé ; suivant le professeur Vaillant, la hau-
teur du tronc mesure le sixième environ de la longueur totale.
La peau est couverte d'un chagrin assez doux, de scutelles pré-
sentant certaines dilTérences de forme suivant les régions
(ju'elles garnissent. Ces scutelles ont été étudiées et figurées
par MM. liocage et Capello, et par M. Vaillant; une scutelle
prise isolément peut être comparée à un houton double, pourvu
d'un pédoncule cylindrique portant une plaque externe relative-
ment assez large, à surface plus ou moins déprimée, triangu-
laire ou ponlagonale avec les angles arrondis, la pointe tournée
CENÏROSCYMNE CÉLÛLKPIS.
en arrière plus ou moins obtuse. Les squames de la tête sont un
peu différentes; elles ont la face libre parcourue par des arêtes
plus ou moins saillantes, venant former des dentelures sur le
bord postérieur.
La tête, écrit M. Vaillant, est courte; le museau obtus, ar-
rondi; la longueur de celui-ci, ou l'espace préoral, est un peu
inférieure à la largeur de la bouche. A la mâchoire supérieure,
les dents sont disposées en trois ou quatre rangées ; elles sont
aiguës, presque subulées, ressemblant beaucoup à celles du
Scymmis Hchia. A la mandibule, elles sont larges, sécuriformes.
pareilles, disent MM. Bocage et Capello, à celles des Centro-
jihorns; le bord libre est tranchant, lég-èrement oblique de de-
dans en dehors, avec la pointe rejetée en dehors ou en arrière.
Les fentes branchiales sont petites; la cinquième se termine
vers le commencement de la base de la pectorale.
Généralement les nageoires sont assez peu développées. Les
dorsales sont étroites, plus hautes que longues; la première
commence en arrière de l'extrémité de* la pectorale; l'épine est
courte, n'arrivant guère qu'au deuxième tiers de la hauteur de
la nageoire: le seconde dorsale, très-reculée, est plus en arrière
que les ventrales; son aiguillon est encore moins grand que
celui de la première dorsale. Le tronçon de la queue est très-
court. La caudale semble avoir le bord postérieur légèrement
échancré. Les pectorales sont trapézoïdes. La base des ventrales
se termine un peu en avant de l'insertion de la seconde dorsale.
La teinte générale est d'un brun foncé ou plutôt d'un châtain
uniforme (Bocag. et Capel.), d'un brun acajou (Vaill.).
Habitat. Méditerranée, excessivement rare; le premier spécimen reconnu
sur nos côtes, a été trouvé sur le marché de Nice, le 23 août 1883, par
MM. Gai, frères, qui ont eu l'obligeance de m'en donner une esquisse.
C'était une femelle, mesurant 0,d9 de longueur, portant cinq fœtus ayant
0,10 environ de taille ; un autre individu avait, suivant MM. Gai, été pris
quelques jours auparavant et vendu dépecé par les marchands. Le spéci-
men, que le professeur Vaillant a eu l'obligeance de mettre à ma disposi-
tion, avait été péché en 1881, à Sétubal, durant l'expédition du Travailleur;
ce spécimen en peau mesure 0,9G de longueur. La plupart des femelles
10 THVr.OMDKS.
pt^chées à Sétubal, en août, dit M. Vaillant, rlaitMit en état de gestation et
jiorlaient chacune dr troiz.' à quinze rd'tus.
Famille r/^v Tri/rjonidéa.
T. I, p. i47.
Cotto famille se divise en deux genres :
■longue, faisant jdiis des trois (fiiaits de la lnn-
l gueur du disque 1 . Pasticnagi:!;.
Queue <
/courte, faisant moins de la moiti*' de lalongueur
du disque 2. Ptkroplaték,
GENRE PASTENAGUE 01 TRYGON.
Caractères, t. I, p. 447-448.
Le genre Paslenagiie esl composé do quatre espèces.
plus d'une fois et
demie la lon-
anuulcuse; } gueur du disque. 1. P. commune.
lisse; exirémité | (jueuefai-'
antérieure du ' sant 1 moins d'une fois et
Queue disque j [ demie la lon-
iiueur du disque. '2. P. bruccon.
tronquée, sinueuse :i. P. vkilette.
armée de boucles 4. P. bouclée.
I.\ IWSTENAGUE BRUCCON — THYGON BRUCCO, Bp.
Syn. : Thyumn nui cco, CIJp., /•'«, iLal., lig., Cal., p. \'l, u" 8; Miill. et IIoul.,
l'iagioal., p. 102; Vérany, Zoolog. Alpes-Maritimes, Nice 1862, p. 33; A. Duniér.,
t. I, p. (502; Giinth., t. VIII. p. -477 ; Canestr., F?i. Uni., p. 59: Gir.uni.i, Cal.
Pesc. Uni., p. lli, n» .')(;(); Dodfiiein, Man. iltiol. Medilerranco, part. 2, l'Jlasmo-
hrnnchii, p. 22-4.
Long. : <»,(•>(» a |,;J0.
Suivant Caneslrini, la Paslenague bruccon acquiert des di-
mensions qui déj)assont celles de la Pastenague ordinaire.
Snii disque a la luruic d'iiii rliombe assez régulier. L'angle
PASTENAGUE BIIUCCON. H
externe de la pectorale est un peu moins éloigné de l'angle
postérieur de cette nageoire que do la pointe du museau ; mais
la dislance, qui s'étend de l'angle postérieur et interne de la ven-
trale à l'angle externe de la pectorale, est sensiblement égale à
la distance qui sépare l'angle externe de la pectorale de l'extré-
mité du museau. Les bords du disque sont légèrement convexes ;
son profil antérieur, sauf la faible proéminence du museau,
dessine une courbe allongée. La queue porte un pli cutané en
dessus et en dessous ; elle a une longueur à peu près double de
celle du disque proprement dit, ou de la pointe du museau à
l'angle postérieur de la pectorale; c'est une tige à peu près coni-
que, devenant, en arrière de l'aiguillon, de plus en plus grêle,
de plus en plus effilée. La ceinture scapulaire est, ou peu s'en
faut, à la même distance du bout du museau que de l'angle pos-
térieur et interne de la ventrale. La peau est lisse et nue.
De la région occipitale à l'espace préorbitaire, la tête fait une
saillie assez prononcée au-dessus des parties latérales du disque.
Le museau est légèrement proéminent; son extrémité libre ou
dégagée, qui est très-courte, ne mesure guère que le tiers de
la largeur de sa base sur le contour du disque; elle est mousse.
La bouche est transversale; elle est peu fendue. Les dents sont
disposées en séries obliques; elles ont une grande ressemblance
avec celles de la Pastenague commune, mais elles paraissent un
peu plus oblongueSjUn peu plus elliptiques, même chez les mâles.
Les yeux sont petits ; leur diamètre est moins grand que celui
des évents.
Relativement les ventrales sont moins longues que chez la
Pastenague commune ; elles semblent continuer le pourtour du
disque. Elles sont trapézoïdes ; le côté externe, qui est à peu
près égal au bord postérieur, est d'un tiers plus grand que le
côté interne; l'angle interne et postérieur est arrondi. En dessus
le disque est brun verdâtre ou brun cuivré foncé ; en dessous
il est d'un blanc un peu grisâtre.
Habitat. Méditerranée, Nice, très-rare.
Proportions. Elles sont relevées sur un jeune mâle. — Longueur totale
12 ÏUVGOMDÉS.
,i,sl. — I)is(iiie, lar^'eur 0,^-2-2, longueur ou dislance qui sépare le boul du
museau de Tanj^le postérieur de la pectorale 0,272.
Mislance du bout du museau : à la bouche 0,060, à l'œil 0,063, à Touver-
ture du cloaque 0,238, à la racine de la queue, 0,260.
LA PASÏENAGUE BOUCLÉE — PASTLYACA ASPERA, Bel.
Syn. : Pastinaca aspeha (cum Pastinaca marina), Bell., p 94; Willngtib., p. C8.
1»ASTL\ACA MARINA, Belloulus, Aspcra Pastinara, Gesn., p. 798, queue figurée
connue étant celle d'un Myliobate, de Aquila pisce, p. 89 ; Aldrov.. p. 424, Pas-
Tt.NAC.EMAKiN.B cauda duobus radiis prœdita, aspera aculeataque, fig., p. 427, cauda
alla Pastinaca^ aut Aquilœ, p. 428, figure copiée de Gesner ; Willughb., pi. D.ô,
fig. 3, copiée de Colonna.
Pastixaca MARINA DioscoRiDis, Fab. Columnœ 4>uT&Sâ(7avoî, Florentife, 1744... .
l'isciiim aliquot Plantaritmque novarum Historia, Fabio Columna auctore, p. 10,"),
pi. XXVllI xp'jywvOa),a(j(7ca, Squatiiioria.
La Pasteuaguo de Fabius Columna, Blaiav., Fn. friair., p. 37.
•? Trygon Ai.drovandi, Riss., Ilisf. nat., p. 1(50.
Uaia GEs^Elu, Cuv., lier/, an., 2'' édit., p. 400, Bèf/. (ai. ill., p. 37G.
TiniiON TiiALASsiA, Midi, et Honl., l'/agiosl.. p. 101 et 197 ; CBp., Cal., p. 12, n» 10;
A. Dumér., t. 1, p. 596; Guntb., t. YIII, p. 477 ; Canestr., F». Kal , p. ô!) : Giglioii,
Cal. l'esc. ital., p. 114, n" '.tWd : Doderlein, Mun. itliol. Méditer., part. Il, Klasmo-
fjranchii, p. 228.
Aapera Pastinaca, lola horret aculcis, atqur ad caudam praesertim (quam
radicis Pasl'macx longitudhns hahet) permidlis uncinU in gyrum disposilia sca-
Irntcin. T/est en ces ternies que, suivant sa précision lial)ilnelle, s'exprime
notre vieux nataraliste ; Helou, avec la sagacité d'un ingénieux observateur,
a jtarfaitement distingué les deux espèces de Pastenague, dont le disque
présentant à [leu près les mêmes formes, est lisse chez Tune, bouclé chez
l"aulre, et les a désignées sous des noms tout à fait caraclérisliciues ; à la
[ucniièie espèce, à l'espèce lapins commune, il a donné réi)ilbèle île Ixvis,
que nous regrettons de n'avoir i)as conservée; quant à la seconde espèce, il
Ta fail connaître sous la dénomination (Vaspera, que nous adopterons ou
piulùl (|ue nous garderons.
I)'a]irès Gesner : IHanus estpiscis dupHcis quidem noLr, in lœvem et a)>pc)'uin
distinclus, etsi vdusliores srriptorcs Ircvemtantum l'(i>^tinucam agnovcrinf . (lesn.,
loc. cit., p. 708.
D'ailleurs, si l'un voulait prendre le nom sous lequel, un siècle après
Helon, Fab. (Colonna décrivait cette espèce, il faudrail hii donner la déno-
minalion (|ui est dans le texte Pastiiincn Diavimi Dioscoridi^, et non celle do
Trii'joii tluildssi'i; la ligure de la plancbe 28 est ainsi désignée : rfn-joiv
Ox/aaaia sur le cf*tégatu'he el à droite squatinoraiit : de plus le terme e»).aaaix
n'indique aucun carachTc dillérentiel, c'est la I ladiirlimi du nmt latin
intirifid.
Fiiliii WilbmL'Iiby, ou Hay si i'..n miiI. met dans deux chapitres différents
PASTEAAGUE BUUCI.KE. i:!
la descripliou de la Pastinaca marina IxvU Hollonii, et celle de la Pastviaca
aspera, Bellonii; la dernière est copiée de Belon.
Long. : 0,90 à 1,50 et même 2,00.
Quant à sa forme générale, la Pastenague bouclée a beau-
coup de ressemblance avec la Pastenague commune. Le disque
est rliomboïdal ; il a les angles externes mousses ou faible-
ment aigus et Tangle antérieur légèrement pointu. En dessus,
il porte des épines ou plutôt des espèces de boucles à pointe plus
ou moins acérée, disposées sans ordre, à l'exception peut-être
de celles qui se trouvent vers la ceinture scapulaire. La queue
est excessivement développée; elle a une longueur qui mesure
une fois et demie environ celle du corps ; en dessous elle est
garnie d'un repli cutané plus ou moins saillant à son origine ;
ce repli commence à peu près vers l'aplomb de la racine de
l'aiguillon, et se dirige en arrière, perdant graduellement de sa
hauteur, puis se change en une espèce de carène qui va se
rapetissant jusque vers l'extrémité de la queue. En dessus, la
queue est armée d'un ou de deux aiguillons, qui se logent en
partie dans une espèce de fossette longitudinale; à l'extrémité
postérieure de cette fossette commence un petit repli cutané,
qui se termine après un court trajet. Sur le spécimen, qui me
vient de Nice, je constate la disposition suivante : en avant de
l'aiguillon, la queue porte de chaque côté trois rangées de
boucles; de la racine de l'aiguillon à la naissance du pli supé-
rieur il n'y a plus qu'une seule rangée de boucles de chaque
côté; puis on en compte deux rangées latérales assez régulières
et une petite série médiane sur le dos de la queue, ce qui fait
orangées. Le repli cutané inférieur est garni de très-petits écus-
sons. Parfois les boucles se touchent et même sont contluentes.
Ces écussons, ces boucliers sont coniques, à base assez large et
couverts de stries, présentant un peu l'aspect de la coquille des
Patelles.
Le museau est légèrement proéminent, un peu pointu. Sur le
spécimen dont il est question, je compte 27 rangées de dents
à la mâchoire supérieure et 39 à la mandibule. Les dents
14 TRYGOMDÉS.
affectent des formes dilférentes suivant la position qu'elles occu-
pent; les dents, qui sont placées près de la symphyse ou dans
les rang"ées médianes, ont la couronne triangulaire : la racine
est à deux lobes séparés par une échancrure. Les dents latérales
ou externes ont la couronne plus ou moins aplatie, de figrure à
peu près carrée, avec l'angle postérieur plus ou moins arrondi.
La teinte est brunâtre en dessus, blanchâtre en dessus.
Habitat. Mi'diterranée, Nice, excessivement rare.
Proportions ; la queue de la Pasteiiague, capturée à Nice en ISSC), me-
sure 0,1 'tO de longueur, mais elle n'est pas entière; elle a une hauteur de
0,026 avec le repli cutané et de 0,018 sans le repli. — Au Muséum est une
ipieue longue de i,oOO; celle que Gesner a figurée mesurait 1,538.
Gl^ynE PTÉnOPLXTÉE — PTEROPLjiTE.4, Mull. et Henl.
Corps : disque à peu iirès deux fois aussi large que long; queue très-
courte, armée d'un ou de plusieurs aiguillons, nue ou à replis cutanés fort
peu développés.
Tête non dégagée du disque; bouche presque droite, transversale; mà-
rlioiies garnies de petites dents pointues.
Yeux en dessus.
Narines à valvules confluentes.
I.A PTÉROPLÂTÉE ALTA\ELLE —PTEIiOPLATEAALTAVELA
Miill. et Henl.
Syn. : I*\stinaca marina altéra, nT£pu7:).aTEïa, Altavela dicta. V. Coluuiua,
daus Aquit. et tevr. aliquot Animal. Observât., Roma», IGIG, C. II, p. IV, tab. II;
Willufrhl)., |). GS., tab. C, fig. 3, copiée de Colonna.
AoiiLA ALTiiOHis PHioit, Aldrov., (le Piscibus, p. 438, fig.
Uaia coiu'i)ue glabro, aculeis ssepe duobus postice serralis lu cauda apterygia,
Arted., (ien., p. 527, sp. 4, Syyi., p. U)0, sp. IV.
Uaia l'ASTiNACA, B. Uaia altavela, Linn., S>jsL. nnt., p. 300, sp. 7.
Raie pastenague altavèle, Donnât., p. 4 ; Lacép. (altavelic), t. V, p. 263.
Dasybatis altavilla, Rafiu., Ind. Ut. sicil., p. 4'J, n. 372.
La Pastcnaf^ue à dcnls aiguës, Ul.duv., Fn. frauç. J'olss., p. 37.
Ptehopi.otka altavela, Mûll. et Meid., l'iar/iosl., p. IGS: CBp., Cal., n G: Uruch,
Appareil générât. Sélaciens, Thèse, Slrashourg, I8G0, p. 7G, 7S, [il. 10, fig. 1, matrice
foiitenant dos petits vivants, fig. 2, chevelu vasculairo formé par les villosités
iili riues, pi. 11, jeunes Ptéroplatées extraites d'uu utérus eu gestation ; .\. Dumér.,
Ilist. nul. Poissons, t. I, p. Gll ; Guuth., t. VIII, p. 48G; Cauestr., Fn. liai., p. 60;
llrit. Capel., (.'ut. Pci.i\ Po r l u>j., Lisboa, 188S, p. 63, u. 2G.'>; Giglioli, Cal. Pesc.
liai., p. j:j, u"oG3; Doderlcin, Man. itl. méditer., Part. II. Elasmohranc/iii, p. 228,
l'alerino, 1881; PEauuiA, Elencu Pesc. .idrialico, Milauo, 18SI, p. 5!>, sp. 243.
PTEUOPLATÉE ALTAVELLK. iô
TrYGON ALÏAVELA, CBp., Fil. ital.,i[g.
Ptéhoplatée canarienne, Ptoreroplatcacanariensis, Guichen., Expl. Alger. ^ p. 13".
Larg. : 0,50 à 1,40.
Sa singulière conformation fait distinguer facilement la Pté-
l'oplatée des autres Trygonidés. La partie postérieure du tronc
semble coupée, de sorte que le disque a deux fois environ plus
de largeur que de longueur; il présente la figure d'un rhombe
très-irrégulier ou plutôt d'un triangle dont la base serait limitée
par une ligne à faible courbure. Les bords antérieurs sont légè-
rement convexes, ils sont beaucoup plus allongés que les bords
postérieurs, auxquels ils viennent se réunir sous un angle assez
aigu. La queue porte en dessus et en dessous un petit pli cutané :
elle est armée d'un ou même de deux aiguillons dentelés sur les
côtés; elle est fort courte, sa longueur ne fait pas la moitié de
la longueur du disque. La peau est lisse et nue.
La tète est engagé dans le disque; le museau est très-court,
obtus. Les mâchoires sont munies de rangées bien régulières de
petites dents qui ne les garnissent pas jusqu'aux angles de la
bouche. Les dents sont triangulaires, à pointe assez allongée,
mais excessivement fine.
Relativement les yeux sont petits ; leur diamètre ne fait pas ou
ne fait qu'à peine le quart de la longueur de l'espace préorbitaire.
L'évent est large; son diamètre l'emporte d'un tiers et plus
sur celui de l'oeil. Il n'y a pas de fausse branchie. A l'angle
postérieur du spiracule est un tentacule fort distinct, dont par-
fois la longueur mesure presque la moitié du diamètre de l'évent.
L'angle interne de chacune des narines est séparé de celui du
côté opposé par un frein attaché à la mâchoire supérieure, d'une
dimension égale à peu près à celle du diamètre de l'œil. Au-
devant du frein, la membrane qui forme la valvule nasale est
excessivement réduite, elle l'est parfois tellement que les valvules
ne semblent pas continentes. Le bord libre de la valvule est très-
finement frangé.
Les ventrales sont assez peu développées, elles ne dépassent
pas le pourtour du disque ; elles ont le bord externe d'un quart
i,i iiATi{A(:iiiJ)i:s.
|)lus court environ que le bord postérieur, qwi paraît légère-
ment frangé.
Ouanl au système de coloration, il semble un peu variable;
rbez un spécimen pêclié à Nice, le disque est en dessus d'un
gris jaunAtre assez clair, en dessous d'un blanc nuancé de brun;
chez un autre individu, capturé à Cette, le ventre est d'un blanc
mat teinté de rouge clair, le dos est d'un gris clair marbré de
gris plus foncé.
Habitat. .Mrdilorraïu'e, oxcessivemonl rare; deux sujets ont été pris,
ou (lu moins signalés, sur nos côtes; le premier a été péché à IS'ice, au
mois de novembre 1880; le second a été capturé à Cette le 20 avril 1887,
les pécheurs lui ont donné les noms tle MascM (Papillon de nuit) et de
CfioHiha bastarila (Mourine bâtarde); ces animaux sont des l'enu^Ues, — Par
précaution, les pécheurs de Celte ayant coupé la queue de leur Masra,
n'ont rapporté qu'un sujet mutilé dont je ne puis indiquer la lonj^ueur to-
tale; le disque mesure : largeur 1,0;)0, longueur 0,;)I0. — Le spécimen de
Nice est un peu plus dévelo|ipé comme on va pouvoir i-n juger d'après les
pi(iporli(ins suivantes :
Proportions: long, lolalc U,.S2U ; disque, larg. 1,21H, long. 0,010. —
Uueue, long. 0,242.
Tète, larg. prise vers le bord antérieur des orbites 0,340. — Œil, dlani.
0,025. — Évent, larg. 0,038; tentacule de son angle postérieur, long. 0,014.
— Mouche, larg. 0,10.").
Distance du bout du museau à : bouche 0,098; leil 0,102; event 0,122;
langle externe de la pectorale 0,0',), son bord postf'-rieur 0,000; bord posl.
d'' la vcnl lalc 0,('p|(i; la raciiir de la iiuiMie 0,;j90; la i.irini' du premier ai-
guillon 0,030, du second 0,050.
TiillU' IH;S ACA.MIlUPTHinCIE.NS .lUCULAlHKS.
1.11. p. 8'J; Modilier ainsi le tableau, la tribu cuniprcnauL une cinquième
famille :
. ,. ,, ,, , /antérieurs isolés, surla tète. 4. Lopuudks.
„ , , \p<'diculees;l'«dor-
Pectorales ■" ' -
( sale a rayons i . , ....
\ unis par une mcniliranc. . .). ir\TR.\ciiiDi:s.
h'dmillc ilv.s litdrachidés, Jiatrar/nch\
Corps large en avant et di''j)rimé, plus ou moins arrondi l'u arrière de
l'anus.
Tête nu<-, large, dépiinié."; bmiche lrès-fendu<'; dents à peu près égales.
RATRACHOIDE DIDACTYLE. 17
coniques, sur les mâchoires, le vomer, l'arcade palatine. Appendices cutanés
plus ou moins nombreux.
Yeux latéraux; pas de sous-orbitaires.
Appareil branchial; fente des ouïes presque verticale, assez peu éten-
due, en avant de l'insertion des pectorales; pas de fausse branchie; oper-
cule épineux.
Nageoires ; deux dorsales, la première courte, formée de trois épines
basses, réunies par une peau assez épaisse; seconde dorsale longue ainsi
que l'anale; caudale arrondie; ventrales divisées en deux parties.
GENRE BATRACIIOIDE - BATRACHllS, Bl. Sclin.
Caractères de la famille.
LE BATRACHOIDE DIDACTYLE — BATRACHUS DIDACTYLUS,
Syn. : Gadus tau, Bloch, Idith., part. 2, p. 150, pi. C7, fig. 2; Bounat., p. 4!),
pi. 30, fig. 109 (fig. copiée de Bloch).
Batrachus TAU, Bl. Schneid., p. 44.
Batrachys didactylus, BJ. Schn., p. 42; Gïmth., t. 111, p. 170; Steiudachner,
Ichlh. Beric/il ûber eine nach Spanien imd Portugal unternommene Reise, VI. Fort-
setzung, p. 61), Ctans. Sitzungsb. d. k. Ak. d. I\75se»sc7(., Wieii, 1808, t. LVII, pi. 7,
squelette de la tète; Brit. Capel., Cat. Peix. Portiig., dans Jora. Se. Math., Lisb.,
18G8, et Cat. Peix. Portug., Lisb., 1880, p. 23, n" lOG ; Giglioli, Cat. Pesc. ital.,
p. 90, n° i8,ï.
Le Batrachoïde à lunettes, Batrachus coNSPiciLLUM,Cuv. et Valenc, t. XII, p. 49.j.
Le Batrachoïde barbu, Batrachus barbatus, Cuv. et Valenc, t. XII, p. 498.
Batrachoïde à front plat, Batrachus planifrons, Guichen., Expl. Alger. Poiss.,
p. 81, et B. Algeriensis, Atlas, pi. 5, fig. 1, 1», V\
Batrachus borealis, Nilss., Skand. Faun. Fisk., t. IV, p. 254 (V. Prodr. Ichtli.
Scand., p. 99) ; Kroyer, Danm. Fisk., t. 1, p. 473, fig.; CBp., Cat., p. 46, n" 389.
Long. : 0,30 à 0,3."
De la ceinture scapulaire à l'anus, le corps montre à peu près
une forme prismatique, puis il diminue de largeur, s'arrondit el
se continue, jusqu'à la base de la caudale, en tronc de cône al-
longé, légèrement comprimé sur les côtés. Il est large en avant;
sa largeur, dans la région abdominale, l'emporte d'un septième
environ sur sa liauteur, qui est comprise six fois à six fois et
quart dans la longueur totale. Il est couvert de petites écailles,
arrondies à leur bord postérieur, molles, paraissant gaufrées, un
[)eu déprimées dans leur partie centrale, plus ou moins enfoncées
dans la peau.
Poissons. — Suppléaient. 2
18 BATHACHIDÉS.
La tête est nue, déprimée, garnie de lenlacules assez nom-
breux; sa longueur, qui est sensiblement égale à sa largeur, est
comprise environ trois fois et demie dans la longueur totale. Les
joues sont arrondies, saillantes. Le museau est court. La boucbe
est très-ample ; sa fente, qui est borizontale, se prolonge en ar-
rière, plus loin que le bord postérieur de l'orbile; elle est légè-
rement prolraclile. L'intermaxillaire est garni d'une bande assez
large de dents en velours ou en cardes fines; sa branche mon-
tante gagne presque le milieu de l'espace préorbitaire. L'appa-
reil ptérygo-palatin dessine une courbe très-allongée, il vient
rejoindre en avant le chevron du vomer, qui est très-large, et
former avec lui une arcade garnie d'une bande de dents en ve-
lours. Il n'y a pas de dents sur le corps du vomer proprement
dit, ou du moins, je n'ai pu en constater l'existence sur le spéci-
men servant à mon étude. La mandibule est sensiblement plus
avancée que la mâchoire supérieure ; elle est munie en avant,
vers la symphyse, d'une assez large bande de dents en velours,
ou plutôt encore en cardes fines, inclinées de dehors en dedans
et d'avant en arrière; le dentaire droit porte, jusqu'en arrière,
un groupe de dents formé de trois ou quatre séries; quant au
dentaire gauche, il paraît, chez le sujet décrit par Guichenot,
n'avoir, sur le côté, qu'une série simple de dents, mais, en re-
gardant avec attention, on voit des alvéoles vides et quelques
dents placées les unes devant les autres, ce qui démontre qu'il y
avait, comme sur l'autre dentaire, plusieurs rangées de dents
formant un groupe plus ou moins large. Le plancher de la bou-
che est uni ; il n'y a pas de langue.
Le bord de la mâchoire supérieure est garni d'un large repli
membraneux ; cette espèce de lèvre se porte en arrière, et va
s'unir à la lèvre de la mandibule qui, elle aussi, est bien déve-
loppée. En avant et de chaque coté, la lèvre inférieure s'altarhc
à la peau qui est adhérente à la partie avancée de la mandibule;
a
p
V\\i. 22;{. — 1"' sous-or-
bitaire de la Scorpime
pustuleuse.
Fifï. 224. —
orbitaire de
pêne truie.
i''" sous-
la Scor-
Fig. 225. — l'"'' sous-
orbitaire de la Scorpène
rascasse.
a, épine antérieure ; p,
a, épine antérieure ; ;>,
a, épine antérieure ;
épinepostérieure ;/, épine, épine postérieure ; i, p, épine postérieure,
intermédiaire. irc épine iiitermédiaire ;
i', S"" épine intermédiaire.
tion, le premier sous-orbitairc a le bord antérieur armé de trois
épines ; la première est tournée en avant, la seconde, qui en est
très-rapprochée et semble partir de la môme base, est dirig-éc en
bas; la troisième, qui est ]<; plus développée, passe sur la mâ-
choire supérieure, décrit une courbe assez légère, et sa j)oiute
se porte en bas et en arrière. Le second sous-orbitaire présente
une arèle longitudinale, garnie de trois ou quatre épines, qui,
jointe à l'épine postérieure et supérieure du préopercule, forme
une espèce de longue arête dentelée. Il y a souvent un petit
tentacule sur le sous-orbitaire antérieur, entre les deux pre-
mières épines.
Sur le bord postérieur de l'orifice antérieur de la narine est
attaché un petit tentacule.
LA SCORPÈNE PUSTULEUSE. 29
La fente branchiale s'étend de l'aplomb du bord antérieur de
l'orbite à la crête épineuse, qui, partant du bord postérieur de
l'orbite, joint le commencement de la ligne latérale. Le bord
postérieur du préopercule est armée de cinq épines dont la plus
développée fait suite, comme dans la Rascasse, à l'arête du sous-
orbitaire. L'opercule est muni de deux épines divergentes. Le
bord supérieur de la membrane brancliiostège est entamé d'une
écliancrure plus semblable à celle qui se voit chez la Scorpëne
truie qu'à celle qui se montre chez la Rascasse.
La ligne latérale s'étend du haut de la fente branchiale jusqu'au
milieu de la base de la caudale; elle est composée de trente-
quatre à trente-six écailles; elle porte quelques rares appendices
cutanés assez longs, mais très grêles. Éc, 1. long. 46; 1. transv.
—L — ^-l = 21 ou 22.
Comme dans les autres Scorpënes, la dorsale est échancrée et
très-longue ; généralement le quatrième aiguillon est le plus
allongé, parfois il ne dépasse pas le troisième, non plus que le
cinquième. L'anale a la seconde épine très-développée. Les pec-
torales sont grandes; chez quelques sujets,les ventrales dépassent
l'anus, elles arrivent à la base de la première épine de l'anale.
D. 12/9 ou 10; A. 3/o; C. 2 à 4/12 ou 13/3 ou 4; P. 18 ou 19; V. 1/5.
La teinte générale est rosée avec des points ou des taches bru-
nâtres; à la dorsale une tache noirâtre bien marquée se montre
entre le huitième et le neuvième aiguillon, parfois elle s'étend
sur deux espaces intraradiaires du huitième au dixième aiguil-
lon; la partie épineuse de la dorsale est rosée ; la partie molle est
rosée avec de petites taches noirâtres; l'anale présente le même
système de coloration; la caudale et les pectorales sont roses
avec des taches noirâtres disposées par séries verticales ; les
ventrales sont roses avec quelques taches noires assez rares. Les
tentacules dii sourcil sont tantc»t de teinte rosée, tantôt de teinte
noirâtre.
Habitat. Méditerranée, assez commune à Nice depuis quelques années.
Proportions : long, totale 0,120; tronc, haut. 0,040.
30 hKHYClDÉS.
Tète, lonii;. 0,Ui;j; haut. 0,0;}0. — Œil, diam. 0,014; esp. préorbit, 0,012,
l'sn. interorbif. 0,007. — Màclioire supérieure, long. 0,022.
Caudale, long. 0,029; pectorale, 0,029; ventrale, long. 0,02G. — Dorsale,
haut, du quatrième aiguil. 0,019, du premier rayon mou 0,019, long, de la
base 0,066; anale, haut, deuxième épine 0,019, premier rayon mou 0,022,
long, delà base 0,014.
Distance du museau à : ilorsale, U.UiJU; anale, 0,070; pectorale, 0,040;
ventrale, 0,042.
Note. — Une quarantaine d'années avant que M. Giglioli eût annoncé la
nouvelle qu'il venait de faire, sur les côtes de Sicile, la découverte de cette
Scorpi'uc, Costa l'avait décrite et figurée, sons la domination inexacte, il est
vrai, de Scorpxna porcus, V. Costa, F/i. Reg. NapoL, pi. 111.
Il est singulier de voir M. Steindaclmer ne pas admettre la Scorpœna
ustulata comme une espèce distincte et bien déterminée et la rapporter avec
un point de doute, il faut le reconnaître, à la Se. scrofa, Linn.; V. Stein-
duch., Scorpœna scrofa, Linn., dans Jrhtinjol. Ikr. Span. und Porhifj. Reis., V.
Fortsetzung, ûans Sitzunysb. Ahad. ^'isscnscli., ^^ien, 1807, t. LVI, p. 73.
M. le D"" C. Bellotti a trouvé cette Scorpèna sur le marché de Nice, dans
les premiers mois de Tannée 1888; il a eu l'amabilitr' de m'en donner plu-
sieurs spécimens, je saisis cette occasion pour l'en remercier de nouveau.
Famille des Bérycidé.s.
T. 11, p, ;321-;}22. H faut au genre Hoplostèthe ajouter le genre Béryx. —
Les Béryx se distinguent des Hoplostèlhes par l'absence d'épine au préoper-
cule, de cuirasse a l'abdomen, et par la présence d'écaillés sur la joue. —
Dans les caractères de la famille des Bérj'cidés, ce qui est relatif aux pièces
opt-rculaires doit être supiirinn'.
r.i:Mu: héuyx — BEiiVX, cv.
Corps l'ievé, comprimé, rouvert d'écaillés peclinées.
Têie; museau court; bouche à fente oblique; mandibule' plus avancée
que la mâchoire supérieure, garnies l'une et l'autre de dents en velours;
vumer et palatins dentés; joues écailleuses.
Yeux liès-^'iaiuls ; sous-orliitaires dentelés.
Appareil branchial; rayons branciiiostèges, huit et plus; prcopercule
(ieiilele, mai> >aMs t'pine; opercule et sous-opercule couverts d'écaillés.
Nageoires ; dorsale unique ; anale à quatre épines; caudale fourchue ;
ventrale ayant au moins sept ra\ons luous.
I.H BKUVX DKCAUACTVLE — IHJIiW DECAUACTYLUS.
Syn. : !.<; Uéryx à dix rayons ventraux, ou décadactyle. Beryx dccadactylus,
Ciiv. .1 VaifMir, I. III. p. rn\ Valciic, hhih. Canaries, p. i:!, pi. i.
BÉRYX DÉCADACTYLK. M
Beryx decadactyi.us, Giinth., t. I, p. \Q,Sti/d. Fish., p. 432, fig. 184 et dans C7ia/-
lenger Deep-Sea Fish., t. XXII, p. 33; Steindachn., /c/;i//. Bev. Span. u. Portug.,W.
Forts., dans Siïz. /t. Alaid. Wissensch., Wien, 18G7, t. LVI, p. 1, pi. 1; Brit. Capcl.,
Cat. Peix. Portug., dans Jom. Se. math plv/s.nat., n» 3, Lisb., 18G7. p. 8 et dan^
Cat. Peix. Portug., 1884, p. 3, n» 3.
Long. : 0,30 à 0,'60 et plus.
Le corps est comprimé, élevé, ovale; sa hauteur est comprise
deux fois et trois quarts à trois fois et demie dans la longueur
totale.
La longueur de la tête, qui est moindre que la hauteur du tronc,
est contenue trois fois et demie à trois fois et quatre cinquièmes
dans la longueur totale. La fente de la houcho est très-obliquu;
la mandibule est avancée relevée en avant du museau ; la mâ-
choire supérieure se porte en arrière jusque sous le diamètre
verticale de l'œil.
L'œil est fort grand; son diamètre est compris deux fois et
demie à deux fois et deux tiers dans la longueur de la tète ; il
est d'un tiers environ plus grand que l'espace préorbitaire. L'ex-
trémité antérieure du préorbitaire est armée d'une épine à pointe
dirigée en arrière.
La ligne latérale suit à peu près le profil du dos; elle se con-
tinue en arrière jusque vers l'échancrure de la caudale. —
Ecail., 1. long. 62 à 65; 1. transv. 32 à 34.
La caudale est profondément échancrée; elle est écailleuse ; la
ventrale a généralement dix rayons mous.
Br. 8. — D. 4/18 ou 10; A. 4/28 à 30; C, o ou 0/18 ou 19/4 ou .l;
P. 14 à 18; V. 19 ou 10.
La coloration estrougeàtre.
Habitat. Méditerranée, accidentellement, Nice.
Proportions : long, totale 0,54; tronc, haut., 0,17. — D'après les rensei-
gnements que MM. Cal ont l'obligeance de nous fournir, voici les [iroportions
du Béryx capturé à Mce, en juillet 188o : long, totale 0,05; tronc, haut. 0,22,
épais. 0,10. — Poids. 4,000.
:j2 I>E1U:IDES.
<;eivri: mérou.
T. ir. p. 307.
Tête : Supprimer « mâchoire supérieure nue ».
Ce genre comprend trois espèces.
I arrondie I. M. hru.n.
éciiancrée. l onze rayons mous 2. M. a mcseai: ak.u.
Anale à. ( liuil ou neuf rayons mous. 3. M. dk Custa.
ÉPINÉPIIÈLE A MUSEAU AIGU — EinNEPHELVS
ACUTIROSTIllS.
Syn. : Le Mérou ù museau aigu, Serrancs acutirostris, Cuv. et Valciic, 1. II,
p. 28G, et t. IX, p. 433.
".'Le Mérou ondulé, Serranus lndulosus, Cuv. et Valenc, t. Il, p. '295.
Serranus nebulosus, Cocco.
SEiutA.Nus" TINCA, Cantrniue, dans Glornalc délie scienze, fjellc-lell'H'e rd arli di
l'isa, 1833, et dans Nouv. iMc»i. Avud. royale des sciences et belles-lettres de
Bru.relles, Bruxel., 1838, t. XI, fig.
Serrancs fuscus, Lowe dans Trunsact. Camtridfje pliilos. Snciet., Cambriilge,
1838, t. VI, part, l, p. 196; Stcindachn., dans Ichthyol. Bericht. Spanieii und
l'orlufj. Rcise, V. Fortsetzung, Wien, 18(i7, t. LVI, p. l't, pi. 2,(ig. 1.
Cerna nebulosa, CBp., Cat., p. 58, n" 49G ; Véranv, Zool. Alpes-Maril., 18G2, p. 43.
Le Serran à museau aigu, Seriiams acitirostkis, Valenc, dans Icltt/njol. Cana-
ries, \i. Il, pi. 3, lig. 1 ; Guichen., Erpl. se. Alger., ^i. 35.
? Le Serran échancrc, Serrancs emarginatls, Valenc, dans Ichlfujot. Canaries,
p. '.).
Sehranus macrogenis, Sassi, dans Descriz. Genova e del Genove^alo, l. I, p. 139,
i'x(Mmeslr. (Corna macrogenis), dansiVem.r. Accad.Sc. Torino, Torino, 1804, 2 ser.,
I.XXI, p. 35',), pi. 1, lig. 1; Gigl., Cat. l'esc. ital., p. 70, n" 15.
Seiuianls acltiuosthis, Giuith., t. l,p. 135; Gigl., Cut. Pesc. ital., p. "9. n" 18.
? Sehra.nls kmargi.natus, Gigl., Cat. l'esc. ital., p. 79, n" 17.
Seruanls iMHi.o.«cs, Bx Cuv. et Valenc, jur., Steiudachn., dans IclUhijol. Bei-
//•'Ï.7P XII, ."^itziaif/^b. Akad. \\ . ytRE CHOIVDROSTOME.
T. III, p. 429.
LE CHONDROSTOME DE GÊNÉ — CHONDROSTOMA GENEl, CBp.
Syn. : Leuciscus Genei, CBp., Fn. ilal., pi. 114, fig. 2, pi. IIC, fig. 1 [junior).
CiioNDROSTOMA JACULUM, Filip., Cemii siii pcsci d'agua dolce, p. 11, Estr. dalle
notizie nrititrali e civili sulla Lombardia, Milano, 1844, t. I.
Chondbostoma Genei, CBp., C«/.,p. 28. n" 170; Heckel et Kner, Susswasser/îsc/ie
Oestreir.h.Monarch., Leipz,, 1858, p. 220, fig. 126, Anim.,.fig. 127, tête vue eu des-
sous; Betta, Ittiologia veronese, Verona, 1862, p. 95; Siebold, Sùsswasserfische
Mideleuropa, Leipz., 18G3, p. 230, fig. 40, tête vue en dessous, fig. 41, dents pha-
ryngiennes ; Canestr., Archiv.Zool. Anal., Modena, 1866, t. IV, fasc. 1, p. 122, Fn.
liai., p. 19; Giinth., t. VII, p. 273; Gigl., Cat. Peso, ital., p. 105, n" 416.
Long. 0,14 à 0,20 et même 0,31 et 0,32 de Betta.
Voulant rappeler les formes élancées de ce Cliondrostome, de
Filippi lui adonné l'épithète de jaculum. La hauteur du corps,
qui fait presque le double de l'épaisseur, est comprise cinq fois
et trois quarts à six fois dans la longueur totale.
En général, la longueur de la tête est à peu près égale à la
hauteur du tronc. Le museau est obtus, proéminent, légèrement
arrondi sur les côtés. La bouche est étroite ; sa largeur est moin-
dre que la longueur du diamètre de l'œil ; la commissure dépasse
à peine en arrière le milieu de l'espace préorbilaire.
Le diamètre de l'œil est contenu trois fois et demie à quatre
fois dans la longueur de la tête; il est à peu près égal à l'espace
CHONDROSTOME DE GÊNÉ. 69
préorbitaire, et ordinairement el'un quart ou d'un tiers moins
g-rand que l'espace interorbitaire, qui est légèrement bombé.
Un peu en avant de l'œil sont les orifices de la narine; l'ori-
fice postérieur est presque sur la ligne prolong-ée du bord supé-
rieur de l'orbite.
Le bord postérieur de l'opercule est lég-èrement écliancré ; le
bord inférieur semble plus oblique que dans le Chondrostome
nase. Les dents pharyng-iennes sont g'énéralement au nombre de
cinq; parfois il s'en trouve six d'un côté et cinq de l'autre; les
dents ont avec celles du Chondrostome nase une telle ressemblance
qu'il serait fort difficile de les distinguer les unes des autres ;
l'extrémité supérieure de l'apophyse montante des pharyngiens
parait plus longue et moins oblique, formant avec le bord externe
de l'apophyse un angle moins obtus que chez le Nase.
Lalig^ne latérale décrit une courbe à concavité tournée en haut ;
entre elle et la ventrale il existe généralement une série de cinq
ou six écailles; ses écailles semblent relativement plus longues
et moins larges que celles de la ligne latérale du Nase. Ecail., 1.
long. 32 à 57; 1. transv. |^ -f 1 = 14 à 16.
O ' 5 ou 6 1
Chez les sujets de même taille, les nageoires en général, surtout
la dorsale et l'anale, paraissent plus développées que chez le
Nase. La dorsale a fort peu moins de hauteur que le tronc, elle est
élevée par conséquent ; son bord supérieur est légèrement échan-
cré. L'anale a les rayons antérieurs allongés, et le bord libre ou
inférieur faiblement concave. La caudale est presque fourchue;
son échancrure forme une espèce de V. La pectorale est moins
longue que la tête; sa pointe, sur le sujet que j'examine, arrive
vers la quinzième écaille de la ligne latérale proprement dite.
La ventrale a son insertion à peine en avant de l'origine de la
dorsale.
D. 3/8 ou 9; A. 3/8 à JO; C. 4/17 ou 18/4 ou 3; P. 1/14 ou 15; V. 2/8.
La teinte générale est d'un gris assez pâle sur le dos, d'un
blanc argenté sur les flancs et le ventre; suivant Canestrini, le
long des flancs s'étend une bande grisâtre parfois très distincte.
70 CYPRI.NODONTIDÉS.
parfois peu visible ou même manquant. Ladorsale et la caudale
sont d'un gris pâle; les autres nageoires paraissent d'un jaune
très clair.
Habitat. Var.
Proportions: long, totale 0,16:); tronc haut. 0,028, épaiss. 0,015.
Tcte, long. 0,027 haut. 0,020. — Œil, diam. 0,008, esp. préorbit. 0,008,
esp. interorbit. 0,011. — Mâchoire supérieure, long. 0,008.
Caudale, longueur 0,032: pectorale, long. 0,025 ; ventrale, long. 0,021. —
Dorsale, haut. 0,025, long. 15; anale, haut. 0,021, long. 0,014.
L'n exemplaire de son travail sur les Poissons de la Lombardie, offert par
de Filippi à Valenciennes, porte à la dernière page une noie écrite de la
main de l'auteur ainsi conçue : Le prince de Canino vient de reconnaître
dans mon Chondrosloma jaculum son Leuciscus Genei] cette espèce, par un
changement réciproque, sera donc appelée Chondrostoma Genei, nob. —
L'identité spécifique est-elle bien établie ? C'est fort douteux ; la description
du Ch. jaculum, faite par de Filippi, ne peut guère s'appliquer aux figures
de la Faune italienne, pas plus du reste qu'à la diagnose donnée par G. Bo-
naparte. — D'ailleurs le Ch. jaculum, FiVip., est-il une espèce nettement dé-
terminée? Ne serait-il pas une simple variété de Ch. nasus? Suivant de
Filippi, l'anale du Ch. jaculum diffère de celle du Ch. nasus en ce qu'elle a
constamment trois rayons de moins; cette différence dans le nombre des
rayons n'est pas un caractère de grande valeur ; chez certains spécimens
de Ch. na.sMs, l'anale n'a que douze rayons. D'après Gùnther, la pectorale, chez
le Cil. Gcnei, finit à la treizième écaille de la ligne latérale, tandis que chez
le Cil. naaus elle s'étend jusqu'à la quatorzième écaille de la ligne latérale.
Quant à la présence ou à l'absence de la bande longitudinale plus ou moins
foncée, s'étendant sur les côtés, elle ne fournit pas, comme le pensait Dy-
bowski, un élément de spécification bien précis.
TUIHU DES MALACOPTÉRYGIENS ABDOMINAUX.
T. ill, |>. :(»)(■( ; modifier le tableau de la façon suivante :
Bayons branchiostèges \ non dentées. .
au nombre de trois à cinq au plus.
Mâchoires 1 dentées 3. CYrRiNODOiMiDts
Famille des Cijprinodontidés, Ci/pr'modontidœ.
Syn. : Cypuinodontes, Agass., Poiss. foss., t. V, part. I, p. 2, p. 12, part. II, p. iT.
Corps de forme plus ou moins ramassée, couvert d'écaillés lisses, relati-
vomr-nt développées.
CYPRL^ODON DE CAGLIARI. 71
Tête écailleuse; mâchoire supérieure à bord constitué parles iuter-
maxillaires seuls, munie de dents, ainsi que la mandibule.
Nageoires; dorsale unique, reculée sur la seconde moitié du corps. ■
Vessie natatoire simple.
r.ENRE CYPRIiXODON — CYPRINODOIV, Lacép.
Syn. : Cyprinodon, Cypriaodou, Lacép., t. XII, p. 2J2.
Lebias, Cuv., Règ. an., 1817, t. II, p. 199, Règ. an. ilL, p. 228.
"? Alpismaris, Alpesmer, Riss., Hist. nat., p. 458.
Aphamus, Nardo, Prodr. Adrtat. Ichthyol.
Corps trapu, oblong, couvert de grandes écailles lisses.
Tête aplatie en dessus, écailleuse; museau court; bouche peu fendue ;
mâchoires portant des dents tricuspides placées en série unique.
Appareil branchial; quatre ou cinq rayons branchiostèges ; pharyn-
giens supérieurs et inférieurs garnis de petites dents pointues.
Nageoires; dorsale insérée sur la moitié postérieure du corps; anale
commençant plus en arrière que la dorsale ; caudale arrondie.
Appendices pyloriques manquant ; estomac sans cul-de-sac.
LE CYPRINODON DE CAGLIARI — C YPRINO DON CALAIUTANVS.
Syn. : ? Alpismaris marmoratus, Alpesmer marbré, Riss., llist. nat., p. 459
(V. Vérany, Zool. Alp.-Mar!f., p. 38).
Aphanius nonus, Nardo, Prodr. Adriat. Ic/ih., p. 17-23.
Aphanius fasciatus, Nardo, /oc. cit.
Lebias Calaritana (Pœcilia Calaritaua, BoneUi), Costa, Fn. NapoL, pi. 17, fig. 2;
CBp., Cat., n° 135; Vérany, Zoologie des Alpes-Maritimes, Nice, 1862, p. 38; Ca-
nestr., Archiv. Zool., 1866, t. IV, p. 125, Fn. liai, p. 19.
Lebias flava, Costa, Fn. NapoL, pi. 17, fig. 1.
Le Gypri?jodon de Cagliari, Cyprinodou Galaritanus (Lebias Calaritana, BoaelU),
Valenc, Cuv. et Valeuc, t. XVIII, p. 151.
Le CYPRiNonoN hubané, Cyprinodou fasciatus, Valenc, loc. cit., p. 156.
Cyprinodon Calaritanus, Bellotti, Rettificazioni aile specie finora note di Cijpri
nodonti europei, dans Mem. Accad. Se. Torino, 1858, t. XVII, p. clix; Gtmth.,
t. VI, p. 302.
Cyprinodon fasciatus, Marteos, Ueber einige Brackwasserbewohner Venedigs, dans,
Wiegm. Archiv, 1858, t. I, p. 152, pi. 4, fig. 4, 5 ; Glinth, t. VI, p. 303.
Long. : 0,040 à 0,060.
Relativement le corps esttrapu;lc dos estépais, arrondi, large
en avant de l'épiptère; la hauteur du tronc, qui l'emporte d'un
tiers, ou même un peu plus, sur l'épaisseur, est contenue quatre
fois et un cinquième à cinq fois dans la longueur totale. La peau
-., CYPIUNODONTIDES.
est ooiiviTlo ilécailles bien développées, de forme légèrement
variable: celles des flancs sont à peu près carrées, aussi larges
que longues, à bord libre droit ou bien un peu sinueux; celles
qui iirolègent soit la région dorsale, soit la région ventrale, ont
le bord postérieur plus ou moins courbe, parfois même anguleux.
Le tron<;on cL' la queue est comprimé ; il est élevé; sa hauteur,
qui est moindre que sa long-ueur, mesure à peu près la moitié
(b' la plus grande hauteur du tronc.
Vue on dessus, la tête présente à peu près la forme de celle
dun petit Muge; elle est large, aplatie, à profil antérieur légè-
rement courbe ; dans sa région supérieure, elle est couverte de
larges plaques écailleuses, un peu différentes, suivant le sexe ;
sa longueur fait, ou peu s'en faut, le quartdela longueur totale.
Le museau est arrondi. La bouche est fort petite; son ouverture
est oblique de haut en bas et d'avant en arrière. La mâchoire
supérieure est assez protractile; elle s'enfonce dans Féchancrure
formée en avant par les plaques rostrales ; son bord libre estcons-
liliir par les intermaxillaires seuls ; la mandibule est un peu
moins avancée que la mâchoire supérieure; elles sont l'une et
l'autre garnies d'une rangée de dents égales, dont la couronne
présente un bord libre tridenté, une espèce de fleur de lis à pointe
médiane surbaissée, ne dépassant guère les pointes latérales. Le
nombre des dents n'est pas aussi fixe que Yalenciennes l'indique ;
il peut varier de quatorze à vingt sur la mâchoire supérieure, et
df (|iKitorze à dix-huit, et môme plus, sur la mandibule.
IMacés vers le profil supérieur de la tête, les yeux sont proté-
gés par une large plaque sourcilière, relativement développée,
formani une courbe assez régulière plus prononcée en avant.
Le diamètn^ de l'œil est égal au moins à l'espace préorbitaire;
il fait les deux tiers de l'espace interorbitaire; il est compris
lr(»is fois â trois fois et deux tiers dans la longueur de la tête.
L'iris est d'un jaune doré.
Vers l'angle externe et antérieur de la plaque rostrale, est un
petit orifice arrondi, à bord faiblement saillant, c'est l'ouverture
antérieure de la narine ; assez loin en arrière près du bord an-
CYPRINODON DE CAGLIARI. '3
térieiir et supérieur de l'orbite, est unpertuis ovale qui est l'ou-
verture postérieure de la narine. La joue, ou pour mieux dire,
la région sous-orbilaire est couverte de deux ou trois rangées
d'écaillés.
La fente branchiale commence sous le bord postérieur de l'or-
bite et remonte jusqu'au prolongement du diamètre horizontal
de l'œil. L'opercule est trapézoïde, avec le bord inférieur courbe,
plus développé que les autres côtés ; il est en rapport avec un
sous-opercule triangulaire. Les pièces antérieures du battant
operculaire et du suspenseur commun se recouvrent un peu sous
la gorge. Quant au nombre des rayons branchiostèges, il est de
quatre ou cinq; cette variation ne tient pas à la différence de
sexe, car chez deux sujets, l'un mâle, l'autre femelle, j'ai trouvé
seulement quatre rayons.
La ligne latérale proprement dite n'est pas marquée. Il y a
de vingt-six à vingt-neuf écailles dans une ligne longitudinale, et
huit ou neuf dans une ligne transversale. Écail., 1. long. 26 à 29 ;
1. transv. 8 ou 9.
La dorsale est placée sur la seconde moitié de la longueur to-
tale; elle est à peu près carrée avec les angles arrondis. Au-
dessous d'elle, à peine un peu plus en arrière, se trouve l'anale,
qui présente une forme semblable. La caudale est grande, large;
son bord postérieur est arrondi ou plutôt convexe. Les pectora-
les s'étendent jusqu'à la racine des ventrales ; elles sont soute-
nues par des rayons en nombre variable de treize à seize. Les
ventrales ont de six à huit rayons.
Br. 4 ou 5. — D. 10 à 12 ; A. 10 ci 12 ; C. 2/16 ou 17/2 ou 3 ; P. 13 à 10 ;
V. 6 à 8.
Sur les spécimens que j'ai étudiés, je n'ai jamais vu le nombre
des rayons de l'anale aussi réduit que Valenciennes le signale
dans le Cyprinodon rubané.
La teinte générale varie suivant le sexe. Chez les mâles, elle
est d'un gris jaunâtre ou roussâtre ; sur les côtés descendent des
raies verticales d'un blanc jaunâtre au nombre de huit à dix,
CVI'IUNODONTIDES.
nuolqiiL'fois douze, Iimitanl de larges bandes brunâtres. Les na-
-.■uires impaires et les ventrales sont d'un jaune citron ; les pec-
torales sont d'un jaune pâle ; le bord extérieur de la dorsale est
lisért' de noir; la caudale est parfois marquée de noir. — Chez
k's femelles, la moitié supérieure du corps est d'un vert brunâ-
lif ; pectorale, long, 0,000; ventrale, long. 0,00G. — Dor-
sal»-, liant. O.oos, Ion-. 0,(107; anale, haut. 0,000, long. 0,005.
cf. long, lolai.- (),(iV->; iioii.', luuit. 0,010, •■])ais. 0,007.
IV'lo, |..nK. 0,(110, h.iiii, 0,(11)8. — (H:i|, diam. 0,0036, esp. préorbit. 0,0035,
esp. inlcrorhit., (),()().;.
Oau.lal.', long. o.OdS ; pr.Moiale, long. 0,000; ventrale, long. 0,006. —
Dorsal.', haut. (1.007. lon^'. 0,000; anale, haut. 0,008, long. 0,004.
Snivanl Can.'slrini. les pi-tils nianiiuirùres qui mangent la chair du Cypri-
iiodon Munirent t'nijjoisonncs.
HARENG DE LA MER NOIRE. 75
Je dois à l'obligeance du D"" Gr. Bellolti d'avoir pu étudier de nombreux
et superbes Gyprinodons, qu'il demanda pour moi au D"" Ninni, de Venise.
Je prie mes deux savants confrères de vouloir bien agréer l'expression de
ma gratitude.
Famille des Clupéidé.
s.
T. III, p. 441-442; le tableau doit être ainsi modifié :
1 denté 1 . HareiNG.
Garène ( dentelée. Vomer j
'' ! ( non denté. Dorsale, etc
du ventre
non dentelée 6. Anchois .
GENRE HARENG.
T. III, p. 443.
Deux espèces.
I non strié 1 . H. commun.
Opercule |
strié 2. H. de la mer Noire.
■ LE HARENG DE LA MER NOIRE — CLUPEA PONT ICA.
Syn. : Clupea pontica, Eichwald, dans Bulletin de la Société impériale des
Naturalistes de Moscou, Moscou, 1838. t. XI, p. 135 et dans Fauna Caspio-Caucasia,
Petropoli, 1841, p. 162, pi. 32, fig. 2; Nordmann, Fn. 2iontiq., p. 520, pi. 25, fig. 2;
Gïmth., t. VII, p. 418.
Le Hareng de la mer Noire, Cu pea pontica, Cuv. et Valeuc, t. XX, p. 244.
Long. : 0, 20 à 0,30.
La forme générale du Hareng de la mer Noire rappelle beau-
coup celle du Hareng commun.
Le corps est assez mince, allongé; l'épaisseur fait à peu près
la moitié de la hauteur, qui est comprise quatre fois et trois quarts
à cinq fois et demie dans la longueur totale. Le profil supérieur
est légèrement courbe de la tête à la base de la caudale ; le profil
du ventre est presque droit delà gorge à l'anale, puis se relève
légèrement vers le tronçon de la queue, qui est carré, d'une hau-
teur à peu près égale aux deux cinquièmes de la hauteur du
tronc. Les écailles sont excessivement minces, grandes, à peu
près circulaires; elles sont peu adhérentes, mais elles paraissent
-,; CLUPÉIDES.
1111 peu moins cailuqucs chez ce Clupe que chez le Hareng com-
mun, la Sardine, etc. De la ceinture scapulaire à l'anus, ilyaune
liTulainedc boucliers pointus (30 à 32) ; j'en compte dix-huit de la
ceinture scapulaire à la base de la ventrale ; ils sont beaucoup
moins saillants que ceux qui terminent la carène abdominale.
Rolalivement plus longue que celle du Hareng commun, la
trio de ce Clupe a sa longueur comprise quatre fois et quart à
(pialie fois trois quarts dans la longueur totale ; elle est légère-
ment déprimée. Le museau s'abaisse doucement. La mâchoire
supérieure est échancrée dans sa partie médiane ; le maxillaire
supérieur se porte en arrière plus loin que chez le Hareng com-
mun, il arrive à peu près sous le bord postérieur de l'orbite.
La mandibule esta peine avancée; son extrémité s'enfonce dans
récliancrurc de la mâchoire supérieure; le menton est beaucoup
moins proéminent, moins élevé que chez le Hareng commun,
ce qui est fort visible quand les mâchoires sont rapprochées.
L'ouverture de la bouche ne se prolonge pas loin en arrière ; la
dilatation se fait surtout dans le sens vertical. La mâchoire su-
périeure est bordée de petites dents, qui semblent toutes sur
une même rangée. La mandibule porte, vers la partie antérieure,
une série de dents courtes et pointues. Des dents en velours ou
on cardes fines garnissent le vomer et les palatins. Sur le milieu
do la langue est une petite plaque oblongue, une espèce de pa-
iollo couverte de dents en velours ; la partie qui forme en quel-
quf sorte la queue de la palette n'a plus généralement qu'une
seule rangée de dents. La langue a le bord antérieur rosé ou
blanc ; elle est d'un noir bleuâtre dans le reste de son étendue.
l'rotégé jiar une double paupière verticale, assez épaisse pour
carli.-i je ronlour exact de l'orbite, l'œil paraît un peu moins
grand ((ii.- chez le Hareng commun; son diamètre ne mesure
guen- qnr le cinquième de la longueur de la tète, il est un peu
munidrc .ju.- l'espace préorbilaire, et même que l'espace interor-
bilaire, chez les sujets de grande taille.
Les ouvertures de la narine sont à peu près au milieu de la
'li-t:Mirc qui sépare roibite du bout du museau; elles sont très
HARENG DE LA MER NOIRE. 77
voisines Tune de l'autre, séparées seulement par un repli valvu-
laire; l'ouverture postérieure est légèrement ovale; l'ouverture
antérieure a le pourtour ou le bord un peu relevé.
La fente branchiale est très-étendue, elle va du haut de la
ceinture scapulaire, ou delà ligne prolongée du bord supérieur
de l'orbite, à l'aplomb du bord de l'orbitaire antérieur. Le bord
postérieur du battant operculaire dessine une courbe beaucoup
plus accentuée que chez le Hareng commun. L'opercule est sil-
lonné de stries prononcées, qui, de son articulation aususpenseur
commun, sont dirigées obliquement d'avant en arrière et de haut
en bas; une espèce de saillie bien marquée vient de l'articulation
do l'opercule au suspenseur commun et se porte jusque sur le
bord inférieur de l'opercule. Le sous-opercule est relativement
moins développé que chez le Hareng de nos côtes de l'Ouest.
Il n'y a pas de ligne latérale indiquée sur les spécimens que
j'étudie.
Généralement la dorsale commence un peu plus en avant que
les ventrales, un peu plus près du bout du museau que de la base
de la caudale ; elle a un peu plus de longueur que de hauteur ;
elle est plus ordinairement soutenue par quinze rayons. L'anale
est beaucoup moins haute que longue; elle est séparée de l'in-
sertion de la caudale par une distance égale à la hauteur du tron-
çon de la queue. La caudale est bien fourchue, à lobes sensible-
ment égaux. Les pectorales sont d'un quart et même d'un tiers
plus longues que les ventrales; elles paraissent moins longues
cependant que celles du Hareng commun.
D. 13 à 17; A. 20 ou 21; C. 6/20/5; P. 13; V. 9.
La teinte générale est à peu près celle du Hareng commun,
d'un vert bleuâtre sur le dos et d'un blanc argenté sur les lianes.
Ordinairement une tache noire marque l'épaule vis-à-vis de l'an-
gle supérieur de la fente branchiale. Cette tache, fort distincte
sur un jeune spécimenpêché dans l'étang de Thau, manque chez
le grand sujet venant de Constantinople, dont je vais indiquer
les proportions plus loin.
-J5 SCOPÉLIDES.
Habitat. Méditerrannée; ce Clupe n'a pas encore, il me semble, été
luentionné dans les catalogues des ichthyologistes italiens; en 1883, un
jeune spécimen mesurant b,103 a été capturé à Cette, dans Fétang de
Thaii.
Proportions : long, totale 0,233; tronc, haut. 0,043, épais. 0,021.
Tète, long. 0,050, haut. 0,03o, épais. 0,021. — QEil, diam. 0,010; esp.
préorh'it. 0,013, esp. interorbit. 0,012. — Mâchoire supérieure, long. 0,023.
Caudale, long. 0,040; pectorale, long. 0,030; ventrale, long. 0,018. —
Dorsale, haut. 0,021, long. 0,028; anale, haut. 0,010, long. 0,033.
Dislance du museau à : dorsale 0,093; anale 0,139; caudale 0,193; ven-
trale 0,09b.
Famille des Scopéiidés.
T. 111, p. 491. — Modifier le tableau.
^ [^^ moitié de la /inégales, quelques-
J:. = longueur totale ) unes fort longues. 1. Chauliodontiniens.
^ E'iH\ou opposée à l'anale. \
•^ S = i Mandibule à dents (à peu près égales.
2'' moilié de la longueur totale.
Sous-famille des Chauliodojitiniens .
T. m, p. 491-492.
Cette sous-1'amille se compose de trois genres.
( non opposée à. l'anale, placée, etc. . . .
Première dorsale |
( opposée à l'anale 3. Coaostojie.
GE.MŒ GOi>OSTOME — GONOSTOMA, Rafin.
Corps allongé, comprimé, couvert de grandes écailles caduques; plu-
si(Mirs rangées de points brillants le long de la région inférieure du corps.
Tête roniprimée, non écailleuse ; bouche très fendue; bord delà mà-
ilinin' supérieure formé par les intermaxillaires et les maxillaires; mà-
rlidires munies d'une série de dents fort inégales; entre de longues dents
••spacées s'en trouvent d'autres fort petites ; palatins garnis de petites
dt'iils en Velours.
Appareil branchial ; ouïes largement ouvertes; rayons branchiostèges
an nniiihri! de irci/t; ou t[ualorze.
Nageoires; ini-mière dorsale reculée au-dessus de l'anale, qui est très
lon^mi; pectorales insérées vers le bas de la ceinture scapulaire.
GONOSTOME NU. 79
LE GONOSTOME NU — GONOSTOMA DENVDATA.
Syn. : Gonostoma denudata, Rafln., Ind. itl. sic, p. G5, n" 380; CBp., Fn. ital.,
fig., Cat., p. -37, n» 310; Canestr., Fn.ItaL, p. lîl.
Gasïeropelecus acanthurus, Cocco. dans Giorn. Se. Let. ec... Sic, 1829, no 77.
GoNOSTO.MUS ACAXTHURUS, Cocco, Let. sulm. mare di Messina, p. 3, pi. 1, fig. 1.
Le Gonostome uu, Gonostoma dencdata, Cuv. et Valenc, t, XXII, p. 370.
Gonostoma denudatlm, Glinth., t. V, p. 391 ; GigUoIi, Cat. Peso, ital., p. 100,
n» 342.
Long. : 0,10 à 0,16.
C'est dans les eaux qui baignent les côtes de Sicile que Rafi-
nesque a découvert la singulière espèce que nous allons décrire.
Le corpadece Poisson est comprimé, allongé, diminuant de
hauteur d'un façon régulière de la ceinture scapulaire à la base
de la caudale. Sa hauteur, en avant, fait environ deux fois celle
du tronçon de la queue ; elle est comprise de six à huit fois dans
la longueur totale, elle est trois ou quatre fois plus grande que
l'épaisseur. Ainsi que le rappelle la désig'nation spécifique, les
écailles sont très caduques; elles sont grandes, minces, enduites
d'un pigment argenté.
Haute, comprimée, la tête paraît, en arrière, continuer le pro-
fil du tronc ; elle semble complètement nue ; sa longueur, qui
l'emporte d'un tiers ou d'un quart sur sa hauteur, mesure, ou
peu s'en faut, le quart de la longueur prise du bout du museau
à la base de la caudale. Le museau est anguleux, assez pointu;
quand les mâchoires sont rapprochées, la tète présente une forme
presque triang-ulairc. La bouche est très largement ouverte; sa
fente, qui est oblique de haut en bas et d'avant en arrière, s'étend
jusqu'au préopercule. La mâchoire supérieure est fort longue;
elle recouvre la mandibule sur les côtés, lorsque la bouche est fer-
mée ; elle est constituée en grande partie par les maxillaires.
Les intermaxillaires sont peu développés ; chacun d'eux porte,
sous sa branche montante, une ou deux dents coniques, et sur le
côté plusieurs petites dents. Le maxillaire est armé de douze à
quinze dents, longues, très pointues, espacées; dans les inter-
valles qui les séparent les unes des autres, se trouvent de petites
go SCOPÉLIDES.
(Ionisai'^ uus, en nombre variable. La mâchoire inférieure présente
une denlition à peu près semblable à celle du maxillaire supé-
rieur. Sur un spécimen, qui m'a été envoyé de Nice, je vois cha-
cun des intermaxillaires armé de deux longues dents crochues, à
pointe très aiguë recourbée en arrière. Après une échancrure
formée par l'extrémité de la branche horizontale de l'intermaxil-
laire et paraissant vide ou nue, tant sont peu distinctes, même à
la loupe, les dents qui s'y trouvent, commence la rangée des
(lents latérales; sur le maxillaire supérieur droit, il y en a treize
grandes ; dans les espaces qui sont entre les grandes dents existent
des séries composées de quatre à six petites dents. Le maxillaire
gauche est armé de douze longues dents. — La mandibule est
étroite; quand labouche est fermée, elle dépasse un peu, en avant,
l'extrémité de la mâchoire supérieure, et le menton est le point
de jonction des deux lignes qui limitent le profil supérieur et le
profil inférieur de la tète. La mandibule forme une espèce de
carène; les dentaires sont larges, placés obliquement, le bord
inférieur est mince, presque tranchant, rapproché de celui du
côté opposé, avec lequel il constitue une crête médiane. Vers la
symphyse, à droite comme à gauche, il y a deux longues dents
crochues, suivies d'une série de petites dents, puis se montre une
rangée composée de longues dents, entre lesquelles s'en trouvent
de plus petites et de plus nombreuses.
L'œil est relativement assez petit; son diamètre ne fait guère
que le sixième de la longueur de la tète, il est à peu près égal à
l'espace préorbitaire, à peine moins grand que l'espace inter-
orbilairc. Plusieurs crêtes se distinguent sur l'espace interorhi-
lairr : un." crête externe, qui forme une espèce de sourcil, s'avance
jus(|ui' vers lobord de la mâchoire supérieure; une crête oblique
va (lu iniliru d.- Idrbik' à la partie antérieure de la crête mé-
iliaiir (jiii, clh., part de la région occipitale, et se termine sur le
nnis«'au vi-rs la branche montante des intermaxilkires.
La fnilr l)i.iu(liiale est excessivement longue; elle commence
vers !<• liant de la reinlure scapulaire et s'étend jusque sous le
l)«tnl aiilériciir dr l'orbilc. Les pièces operculaires sont fort
GONOSTOME NU. 81
minces, assez distinctes les unes des autres. L'opercule figure
une espèce de parallélog^ramme dont les côtés montants sont
plus longs que les autres; le sous-opercule est trapézoïde; Fin-
teropercule vient presque rejoindre en dessous celui du côté
opposé; le préopercule est étroit; en avant de sa crête verticale,
il est en rapport avec un sous-orbitaire, espèce de large plaque
recouvrant la plus grande partie de la joue et une partie du
maxillaire supérieur.
La première dorsale est très reculée; elle commence au-des-
sus de l'origine de l'anale, et ne se porte pas aussi loin en arrière;
son premier rayon est aigu, il ressemble beaucoup plus à une
épine qu'à un rayon mou ; il est suivi de treize ou quatorze autres
rayons. L'anale est fort longue; elle commence dans le même
plan que la première dorsale et finit sous la seconde ; elle est
soutenue par une trentaine de rayons ; sa plus grande hauteur
fait environ la moitié de la longueur de sa base. La caudale est
fourchue; en dessus comme en dessous, elle est armée, à sa
racine, de six à sept crochets très aigus, d'où le nom spécifique
à' acanthurus donné par Cocco à ce curieux Poisson. Je compte
huit rayons à la ventrale, une douzaine à la pectorale.
Br.l3ou 14.— D. 1 4 ou 15 — ; A. 30; G. 6 ou 7/22/7 ou 6;P. 10àl2; V.6à8.
Du bord inférieur de l'interopercule part une longue série de
points brillants, argentés, à bordure noire, traversant l'espace
qui sépare les pectorales l'une de l'autre; elle s'interrompt à
la base des ventrales, puis reprend en arrière, borde l'insertion
de l'anale et va se terminer vers la racine des rayons inférieurs
de la caudale; une autre rangée, plus ou moins régulière, vient
de l'aisselle de la pectorale, passe en dehors de la base de la
ventrale et tantôt s'arrête vers le commencement de l'insertion
de l'anale, tantôt se continue, en longeant la rangée interne jus-
qu'à la base de la caudale. — La teinte générale est brillante ;
les côtés sont argentés ; le dos et le ventre sont d'un blanc teinté
de brunâtre. Les nageoires sont pâles; la première dorsale et
l'anale sont marquées d'un fin pointillé noirâtre.
Poissons. — Supplément. 6
S2 SCOPÉLIDÉS.
Habitat. M.'diferranée, Nice, excessivement rare.
Proportions : long, totale 0,132; tronc, haut. 0,020, épais. 0,005.
Této, long. 0,031, haut. 0,022, larg. 0,007.— Œil, diam. 0,00o, esp. préor-.
bit. 0,00 j2, esp. interorbit. 0,00 j3. — Mâchoire supérieure, long. 0,025.
Caudale, brisée, 0,000; pectorale, long. 0,011 ; ventrale, long. 0,008.—
Première dorsale, haut. 0,014, long. 0,012; anale, haut. 0,016, long. 0,032.
Distance du bout du museau à : première dorsale 0,080; anale 0,080,
ventrale 0,0162.
SoKs-famille des ScopéUniens.
T. m. p. ;;ni.
Cette sous-famille se compose de cinq genres. — Au tableau
ajouter le genre Icliiliyococcus,
elles maxillaires. ( courte que l'inférieure 2. Maurolicus.
Mâchoire ^ longue que l'inférieure qu'elle
supérieure plus ( recouvre 3. Ichthyococcus.
GENRE SCOPÉLE.
T. 111. p. oOI.
Le genre Scopèle se compose de dix espèces,
SCOPÉLIDÉS.
83
3
o
o
ai
C
'S
ta
hj
3
o
o
o
es
o
o
a
o
o
O
u
o
o
Q
i/i
m
C
O
-cr!
d
>5
c/l
rt
rf
CL,
«—H
^
ctf
rj
»3
C3
O
>
a
^
Lh
XIl
cS
^
c
G
c3
*i^
-ai
■4^
cd
crt
O)
;^
;:-i
—H
3
o
rn
03
-4^
3
3
CD
O
eu
3
O
rt
1— H
■
en
3 ë
o r-*
O
H
Q
O
C:ë3
Q
m
03
13
o
>
c/;
o
a
o
O 's
fa
o
3
O
i; 13
'o
S
d
u
r/1
.^^
a;
G
3
CJ
ce
>
G
o
■ji
O)
3
O
^
G
^. 3 -'
O r-
rf
"^ p '^
Si
I
O
o
03
a.
o
t/3
p— t
w
Q
C/2
r-*
ri
<*^
G
03
>
O-
O)
3
cri
t/3
03
U
3
O
O
3
03
3
73
03
-3
O
Ce]
n
Q
03
G
ce ?^
3
03
G rr) —H
i/3
G
H
rt
<
•
&<
o
*<;
t/1
z
tn
o
ce
ca
OJ
w
-d
Q
,
.
in
(72
,
,
es
O
OJ
i-H
«3
■M^
O
-^
03
u
'cS
3
<«-j
i. f'.Rp., Fn. ilal.. fig., Cal., p. 3C, n" 300 (non
n.ilin.,.
Le Scopi'le lie Cauiuo, Scopelus Camnianus, Cuv. et Valenc, t. XXII. p. 445.
ScoPBi.LS CAMNIAMS, Giiuth., t. V, p. 409; Canestr., Fn. liai., p. 124; Giglioli,
r,it. Pesc. Uni., p. 100, u» 3:iO.
Long.: 0,07 à 0,10.
Ainsi ([ui^ Valonciennes le fait Judicieuscmenl remarquer, le Myrtophum
jiimrtntum de la Faune italienne n'est nullement le Myctophiim ininctatum
ilf i{alin»'Si|ue; c'est une espèce nouvelle qu'il a désignée sous l'un des titres
thi prince C. IJonaparlc.
Chez le Scopèle de Canino, le tronc est allongé; la hauteur,
qui l'emporte d'un tiers et plus sur l'épaisseur, est comprise
( iiK] fuis et demie à six fois dans la longueur totale. La ligne
(lu dos et celle du ventre vont se rapprochant d'une façon régu-
lière, depuis la ceinture scapulaire jusqu'au tronçon de la queue,
lequel mesure le tiers au moins de la plus grande hauteur du
tronc. Le corps est couvert d'écaillés minces, lisses, assez
grandes.
La tète est nue, à profil antérieur arqué; sa longueur, qui
l'emporte d'un quart environ sur la hauteur, est contenue quatre
fois à (juatre fois et un tiers dans la longueur totale. La fente de
la bouche est très grande, elle dépasse le bord postérieur de l'or-
bite; elle est légèrement oblique d'avant en arrière. Les mâ-
choires sont garnies de petites dents, fort courtes, aiguës. Le
maxillaire su|>érieur arrive en arrière jusqu'au préopercule; son
extrémité postérieure est légèrement élargie. A la mandibule, le
di-ntaire est large; son bord interne est incliné vers la ligne
méiliaiir. .1. par suite de cette disposition, forme une espèce de *
rarèuf avec celui du côté opposé; le bord externe présente une
saillir df plus im jthis prononcée allant de la symphyse à son
r.xlrémité postérieure; sous la ])artie inférieure et antérieure de
char uu des dentaires est un point brillant. Sur un des spécimens
lil iuférieur du corps; il s'en trouve quelques-uns sur les
pièces operculaires. Un point brillant très remarquable est sous
le bord antérieur du sourcil, au-dessus de la narine, près de la
crèto médiane, qui le sépare de celui du côté opposé. Outre ces
pitiuls très larges, il en existe parfois encore un ou deux exces-
sivement petits sur le bord antérieur de l'orbite.
Pour liuir, rappelons la teinte foncée de la muqueuse tapissant
les parois de la bouche et de la chambre branchiale.
Habitat. .MrdiiLriaiK''.', Nice, excessivement rare.
Proportions : Inn-. Inlalo 0,072 ; tronc, haut. 0,017, épais. 0,009.
T.'-l.', l.,i,g. o,02(t:;, haul. (t,oiO, lait'. 0,010. - Œil, diam. 0,008, esp.
pn-orbil. 0,W3,osp. inleroibil. 0,008. —Mâchoire supérieure, long. 0,014.
SCOPÈLE DE BENOIT. 101
Caudale, long. 0,009; pectorale, long. 0,010; ventrale, long. 0,014. —
Première dorsale, haut. 0,01o, long. 0,011 ; anale, haut. 0,009, long. 0,010.
Distance du bout du museau à : première dorsale 0,031 ; seconde dor-
sale, 0,0ol ; anale, 0,043; pectorale, 0,021; ventrale, 0,031.
LE SCOPELE DE BENOIT — SC OPE LU S BENOITL
Syn. : Scopelus Benoisti, Cocco, Let. Sabnon. mare di Messina, p. 12, pi. 2,
fig. 4.
Scopelus Benoiti, CBp., Fn. ital., fig., Cat., u» 305; Gûath., t. V, p. 406; Ca-
nestr., Fn. Ital., p. 123; Giglioli, Cat. Peso, ital., p. 100, n<> 348.
Sous le nom de Scopèle de Humholdt, Risso a donné, dans son Ichthyo-
logie, une figure qui rappelle mieux le Scopèle de Benoit que l'autre es-
pèce. — C'est pour cette raison qu'à propos de la synonymie du Se. Hum-
boldti, j'ai cru devoir citer celle du Se. Benoiti, mais avec un point d'inter-
rogation, V. t. III, p. 505.
Long. : 0,05 à 0,06.
Le Scopèle de Benoist ou plus correctement de Benoit, reste
toujours de petite taille. Le corps est de forme moyennement
allongée; la hauteur, qui fait presque le double de l'épaisseur,
est contenue environ cinq fois dans la longueur totale. Le profil
du dos est légèrement déclive d'avant en arrière ; le profil du
ventre décrit une courbe, peu prononcée, de la ceinture scapu-
laire à l'anale, puis remonte doucement vers la base de la cau-
dale. La hauteur du tronçon de la queue mesure, à peu près, le
tiers de la plus g-rande hauteur du tronc.
Quant à la tête, elle est un peu moins haute que longue; sa
longueur est comprise quatre fois dans la longueur totale; cette
proportion est un peu différente de celle qui est indiquée soit par
C. Bonaparte, soit par Canestrini, mais elle concorde avec la
proportion du sujet représenté dans l'Iconographie de la Faune
italienne. Le profil supérieur est faiblement déclive; le museau
est obtus. La fente de la bouche est plus oblique que dans le
Scopèle de Humholdt ; le bord antérieur et inférieur de l'inter-
maxillaire est en quelque sorte sur le prolongement du diamètre
horizontal de l'œil. Les deux mâchoires sont garnies d'une bande
assez étroite de dents en velours, légèrement crochues, à peu
102 SCOPÉLIDÉS.
près é"-ales ; à la mandibule, les dents paraissent disposées en
séries un peu plus nombreuses qu'à la mâchoire supérieure, sur
laquelle elles sont insérées jusqu'à l'extrémité du maxillaire, qui
est irianuulaire, sensiblement élargie, arrivant à peine à l'aplomb
du bord postérieur de l'orbite. La mâchoire inférieure est ascen-
dai)to, manifestement plus allongée que la supérieure ; elle pré-
sente, vers la symphyse, un petit tubercule qui s'applique dans
l'échancrure de l'intermaxillaire. Sous chacune de ses branches
se voient deux points oculiformes, placés symétriquement, le
premier est rapproché de la symphyse. Le bord inférieur de cha-
cun des dentaires, incliné en dedans, forme, avec celui du côté
opposé, une carène au milieu de l'espace intramandibulaire.
L'œil est fort grand ; son diamètre est contenu environ deux
fois et un tiers dans la longueur de la tête. L'espace interorbi-
laire s'abaisse, de chaque côté, du sourcil vers la ligne médiane,
de sorte qu'une coupe perpendiculaire présenterait la figure d'un
V; du fond de l'espace interorbitaire, à peu près vis-à-vis de
l'extrémité prolongée du diamètre vertical de l'œil, part une pe-
tite crête, basse, tranchante, qui se termine en avant à la ligne
horizontale passant par les orifices des narines.
Les branchies sont largement ouvertes.
Les écailles de la ligne latérale sont cordiformes; elles sont
traversées par un canal assez large. Sous ces écailles, il m'a sem-
blé voir des papilles nerveuses de forme allongée.
La première dorsale commence sur la moitié antérieure de la
longueur totale, à peu près au-dessus de l'insertion des ventrales.
La seconde dorsale paraît au-dessus ou un peu en arrière du
milieu de l'anale. La hauteur de lanale est égale à la longueur
de sa base. La caudale est légèrement fourchue. Les pectorales
sont longues; leur pointe arrive à l'aplomb de l'anus. Les ven-
trales sont moitié moins longues que les pectorales.
I». l:io.i 1.1 -; A. 17 m, IS ; G. 4/10/4: P.17 ou 18; V. 7 ou 8.
<:iu'/ I,. spécimen que j'étudie le dessus de la tête est noirâtre;
il y a (l..nx points brillants sur chacun des dentaires; un autre
SCOPÈLE DE RISSO. 103
point brillant apparaît sous le bord antérieur de l'orbite ; deux ou
trois points lumineux se montrent vers le bord postérieur de
l'opercule. De l'angle de la ceinture scapulaire à l'anale existent
en bas deux séries irrégulières de points lumineux qui se conti-
nuent ensuite sur la parlie inférieure du tronçon de la queue. La
ceinture scapulaire porte de chaque côté trois points lumineux, le
premier au-dessus de la pectorale, le second au bas de l'insertion
de la nageoire, le troisième vers le profd inférieur du tronc. Le
long des flancs, se montrent, éloignés les uns des autres, trois à
cinq points lumineux; enfin sur la ligne latérale, il y a deux
points brillants de chaque côté; le premier répond à la dorsale
antérieure, l'autre à la seconde dorsale. Tous les points lumi-
neux sont cerclés de noir. Les nageoires sont pâles; la caudale
est d'un gris clair avec un pointillé plus foncé.
Habitat. Méditerranée, Nice, excessivement rare.
Proportions : long, totale, 0,057; tronc, haut. 0,011, épais. 0,006.
Tête, long. 0,014, haut. 0,012, larg. 0,007. — Œil, diam. 0,006, esp. préor-
bit. 0,003, esp. interorbit. 0,003. — Mâchoire supérieure, long. 0,010.
Caudale, long. 0,011 ; pectorale, long. 0,014 ; ventrale, long. 0,007. — Pre-
mière dorsale, haut. 0,011, long. 0,007; anale, haut. 0,010, long. 0,010
Distance du bout du museau à : première dorsale 0,022; seconde dor-
sale 0,03.ï ; anale 0,030; pectorale 0,016 ; ventrale 0,021o.
LE SCOPÈLE DE RISSO — SC OPE LUS RlSSOl.
Syn. : Scopelus Risso, Cocco, Let. Salmon. mare diMessina, p. 15. pi. 2, fig. 5;
CBp., F7i. ital., fig., Cat., p. 36, n» 306.
Le Scopèle de Risso, Scopelus Rissoi, Cuv. et Valenc, t. XXII, p. 44G.
Scopelus Rissoi, Guuth., t. V, p. 405; Canestr., Fn. Ital., p. 123; Giglioli, Caf,
Pesc. ital., p. 180, n° 347.
Long. : 0,040 à 0,050.
Ses formes ramassées font reconnaître facilement le Scopèle
de Risso.
Le tronc est épais, court, très-haut; sa hauteur, qui est double
de l'épaisseur, est comprise environ trois fois et quart dans la
longueur totale. Le tronçon de la queue est fort; sa hauteur est
un peu moindre que la moitié de la hauteur du tronc. En des-
104 SCOPÉLIDÉS.
sous, l'abdomen est aplati de la ceinture scapulaire à l'insertion
des ventrales ; il est garni d'écaillés agencées entre elles de
façon à figurer quatre ou cinq petits écussons. Le corps est cou-
vert d'écaillés lisses; celles de la ligne latérale sont très hautes.
La tète est développée ; sa longueur, qui est à peu près égale
à sa hauteur, est contenue trois fois et quart à trois fois et demie
dans la longueur totale. Son profil antérieur dessine une courbe
régulière à peu près d'un quart de cercle. Le museau est exces-
sivement court. La fente de la bouche, qui est oblique, s'étend
jusqu'au prolongement du diamètre vertical de l'œil. La mâ-
choire supérieure est un peu moins avancée que la mandibule ;
le maxillaire supérieur arrive, en arrière, à peine à l'aplomb du
bord postérieur de l'orbite ; son extrémité postérieure est un
peu élargie, surtout vers le bord inférieur, elle est légèrement
triangulaire. La mandibule est médiocrement proéminente, elle
est relevée en avant; elle montre l'extrémité des dentaires,
(|uand la bouche est fermée, un peu au-dessus de la ligne pro-
longée horizontalement du bord inférieur de l'orbite ; elle est
largo en dessous, et, comme dans la plupart des Scopèles, le
bord interne de ses branches, rapprochées l'une de de l'autre,
forme avec celui du côté opposé, une carène fort saillante jus-
qu'à la symphyse, qui présente en avant une espèce de tubercule
proéminent. Les mâchoires sont garnies de fort petites dents en
velours.
L'œil est très développé ; son diamètre mesure la moitié
de la longueur de la tête ; il fait le triple de l'espace préorbitaire.
L'espace iulerorbilaire est légèrement déprimé ; sa largeur est
à pcini' plus grande que la moitié du diamètre de l'œil. De
l'espac»; iiiliTorbitaire descend une carène bien saillante.
Vers lt> bord antérieur de l'orbite, se voit l'ouverture tubuleusc
de la narine.
Les ouïes sont largement ouvertes.
I)i' la ceinture scapulaire, la ligne latérale descend légèrement
jusipic sous la première dorsale, puis gagne directement le mi-
lieu du tronçon dr la queue; elle est formée d'écaillos très-
SCOPÈLE DE RISSO. • 103
développées, deux fois plus hautes que longues, occupant un
large espace sur les côtés du corps. En avant de la première dor-
sale, il y a généralement au-dessus de la ligne latérale trois
écailles et deux ou trois en dessous; on compte trente-deux ou
trente-trois écailles dans la ligne longitudinale. Ec, 1. long. 32
ou 33 ; 1. transv. 7^, + 1 = 6 ou 7.
Sur le spécimen dont j'indique les proportions, la première
dorsale commence juste au milieu de la longueur totale; elle a
un peu plus de hauteur que de longueur; elle compte souvent,
ainsi que l'anale, un nombre de rayons plus grand que celui
généralement indiqué par les ichthyologistes. Les pectorales
sont très longues, elles font presque le double des ventrales ;
elles arrivent à l'aplomb de l'origine de l'anale. Les ventrales
sont courtes, arrondies.
D. 13àl7— ; A. 17 à 20; C. 4/18/5; P. 17 ;V. 7 ou 8.
La teinte est d'un brun foncé sur le dos ; elle est argentée sur
les côtés. Il y a deux points brillants sur chacun des dentaires;
il existe parfois un point brillant et même deux le long ou près
du bord ascendant du préopercule , qui est plus ou moins
rugueux. De la ceinture scapulaire à la caudale, il se trouve,
vers le profd inférieur du corps, une rangée de points brillants
sur chaque côté ; des points lumineux sont dispersés près de la
ceinture scapulaire, à la base des pectorales et sur les tlancs.
Habitat. Méditerranée, Nice, excessivement rare.
Proportions : long, totale 0,046; tronc, haut, 0,0145, épais. 0,007.
Tête, long. 0,014, haut. 0,014, épais. 0,0075. — CEil, diam. 0,007, esp.
préorbit. 0,002, esp. interorbit. 0,004. —Mâchoire supérieure, long. 0,010.
Caudale, long. 0,007 ; pectorale, long, 0,01 1 ; ventrale, long. 0,006. — Pre-
mière dorsale, haut. 0,010, long. 0,008; anale, haut. 0,007. long. 0,013.
Distance du bout du museau à: première dorsale, 0,023; seconde dor-
sale, 0,032; anale, 0,024; pectorale, 0,015; ventrale, 0,018.
GENRE MAUROLICUS.
T. III, p. 509.
Ce genre est composé de trois espèces :
^^^^^^ . SCOPÉLIDÉS.
' relevé 1. M. améthyste.
I quart de la longueur \
Longueur totale. Museau j droit ou plutôt
do la tèle / ' oblique. 2. M. atténué.
faisant le i
' tiers de la longueur totale 3. M, de Power.
Li: MAUROLICUS ATTÉNUÉ- MAUROLICUS ATTENUATUS.
Syn. : .Maurolicus attenuatus, Cocco. Aie. Salmon. Leti., p. 33, pi. 4, fig. 13;
CBp.. F/i. lia/., fig. (Mauroliro dol Tenore), CaL, p. 36, n» 303 ; Gunth., t. V, p. 390 ;
Cane?tr.. Fn. ItaL, p. 120; Giglioli, Cat. Peso, ital., p. 100, u» 341.
I.c Scopèle (le Tenore, Scopelus Tenohei, Ciiv. et Valenc, t. XXII, p. 440.
? Scopèle à petites dents, Scopelus angustidens, Risso, dans Mem. Accad. Se.
Torino, 1820, t. XXV, p. 267.
Autant, dit Valenciennes, que je puis en juger par la description incom-
idète cjue M. Risso a donnée de son Scopelus angustidens, je ne m'étonne-
rais jias que l'espèce de M. Risso n'appartint à notre Scopelus Tenore, puis-
qu'il lui donne un museau pointu.
Au nom spécifique donné par Cocco au Maurolicus que nous allons
décrire, Valenciennes a cru devoir substituer celui de Tenore; il nous
semble inutile d'adopter ce changement.
Long. : (1,040 à 0,060.
Celle espèce se fait remarquer par sa forme allongée. De la
ccinlure scapulaire à la base de la caudale, la ligne du dos et
celle du ventre vont se rapprochant l'une de l'autre d'une façon
régulière et assez peu sensible; entre ces deux points extrêmes,
la hauteur ne varie que de moitié, en avant elle est contenue
environ six fois dans la longueur totale. Le corps est complè-
tement nu; je n'ai trouvé du moins aucune trace d'écaillés.
La tète est d'aspect triangulaire; sa longueur, qui l'emporte
d'un tiers environ sur sa hauteur, mesure le quart de la lon-
gu«'ur lolah'. Le museau est régulier ; il s'abaisse en suivant un
phiu doucement incliné de l'espace interorbitaire à la fente
buccale ; il n'esf pas relevé à son extrémité. Lorsque la bouche
est fermée, les miïchoircs paraissent de même longueur. La
m;\choire su|)érieure a une forme qui rappelle celle de la mâ-
(•hnirc do l'Alose, sauf la dentition bien entendu; elle est très
longue, ell.' dépasse en arrière l'aplomb du bord postérieur de
MAUROLICUS ATTÉNUÉ. 107
l'orbite ; son bord dentaire est légèrement échancré vers la fin
de la branche horizontale de l'intermaxillaire. Cet os est armé
de plusieurs dents long-ues, crochues entre lesquelles s'en trou-
vent de plus petites, qui ne sont ou ne paraissent nullement
crochues. Le maxillaire supérieur s'élargit en arrière ; il dessine
une ligne légèrement courbe; il porte une rangée de dents qui
se termine à son angle postérieur ; ces dents sont longues, poin-
tues; dans les espaces qui les séparent, il en existe de beaucoup
plus petites, plus courtes. La mandibule porte des dents crochues
moins longues que celles de la mâchoire supérieure ; entre ces
dents crochues, il y en a d'autres excessivement peu dévelop-
pées. De chaque coté de la tète, sur le sujet que j'étudie, je
distingue deux points brillants : l'un au-devant de l'orbite, un
peu au-dessous de l'orifice antérieur de la narine ; l'autre est sur
la joue, au sommet de l'angle formé par l'intersection de deux
lignes, la première descendant du bord postérieur de l'orbite, la
seconde menée en arrière perpendiculairement au diamètre ver-
tical de l'œil. Deux autres points lumineux se remarquent
encore sur les pièces operculaires.
L'œil est grand; son diamètre mesure presque le tiers de la
longueur de la tête.
La fente des branchies est étendue; le bord postérieur du
battant operculaire est courbe.
Un peu en arrière de la base des ventrales commence la pre-
mière dorsale ; elle se termine au-dessus des rayons antérieurs
de l'anale; elle est à peu près aussi haute que longue. L'anale
est un peu moins haute que longue. La caudale est fourchue.
La pointe de la pectorale arrive à la base de la ventrale, qui est
placée à peu près au milieu de l'intervalle qui sépare l'insertion
de la nageoire thoracique du commencement de l'anale. La
ventrale est un peu moins développée que l'autre nageoire paire.
D. 10 àl2?— ; A. 15; C.7,/19/o;P. 9 ou 10; V. 6 à 8.
De l'angle de la mâchoire inférieure se dirigent en arrière
deux séries de points brillants, qui passent dans l'intervalle
108 SCOPÉLIDÉS.
séparant les pectorales et se continuent entre les ventrales ; un
peu avant le commencement de l'anale, elles s'écartent l'une de
l'aulre, suivant de chaque côté la base de la nageoire, puis se
rapprochent sur le tronçon de la queue pour venir se terminer
au bord de l'insertion de la caudale. De chaque côté, il existe
une autre série partant de la ceinture scapulaire et finissant vers
la naissance de l'anale. Les points lumineux sont cerclés de noir.
La teinte générale est assez brillante ; les flancs sont argentés
ainsi que les pièces operculaires et les sous-orbitaires ; le dos et
le dessus de la tète sont brunâtres. Les nageoires sont pâles.
Habitat. Méditerranée, Nice, très rare.
Proportions : long, totale, 0,040; tronc, haut. 0,007, épais. 0,004.
Tète, lon^'. 0,010, haut. 0,007, larg. 0,004. — Œil, diam. 0,003, esp.
préorbit. 0,003, esp. interorbit. 0,0015. — Mâchoire supérieure, long. 0,007.
Caudale, long. 0,007; pectorale, long. 0,007; ventrale, long. 0,005.—
Première dorsale, haut. 0,007, long. 0,007; anale, haut. 0,005, long. 0,007.
Distance du bout du museau à : première dorsale, 0,018; seconde dor-
sale, 0,02G; anale, 0,022; pectorale, 0,011; ventrale, 0,017.
LE MAUROLICUS DE POWER — MAUROLICUS POWERIjE.
Syn. : Gonostoml's Poweiu-e, Cocco, Aie. Salmon. LetL, p. 7, pi. 1, fig. 2.
IcHTiiYOCoccDS PowERi.E, CBp,, Fîi. ituL, fig., Cut., p. 37, no 308.
Le Sropi'Ie de Power, Scopelus Poweri.e, Cuv. et Valenc.,t. XXII, p. 441.
Malrolicis poweri.e, Gunth., t. V, p. 390; (M. Powerice) Cauestr., Fn. ItaL,
p. 120; Gi;,'lioli, Cat. Peso, ital., p. 100, u" 340.
Long. : 0,030 à 0,050.
Kemarquablo par sa petitesse, le Maurolicus de Power ne
parait jamais dépasser la taille de 4 à 5 centimètres. Il a le
corps oblong, comprimé. La hauteur du tronc, qui fait le double
do l'épaisseur, est contenue environ cinq fois dans la longueur
lolalr. Cjir/. ce Poisson, il m'a semblé voir quelques écailles
sous-épidcrmiques, formées de lamelles concentriques super-
posées.
Lu lrl<". dr f(,rm f. gross.
«ianthor, Canestrini, etc., écrivent Agassizii.
Long. : 0,10 à 0,14 et même 0,209, Vaill.
!)•• la tête à la première dorsale, le tronc est de forme prisma-
ti<]ue, carrée; dans celte région, l'épaisseur est, ou peu s'en
faut, r'f,'alc à la hauteur, qui est contenue sept fois et quart à
s.'pl fois cl demie dans la longueur totale. Puis le corps devient
plu.s comprimé, cl, à l'aplomb de l'anale, son épaisseur a dimi-
AULOPE D'AGASSIZ. il5
nué de moitié ; elle est alors égale à la hauteur àa tronçon de la
queue. La position de l'anus est remarquable ; son ouverture
est placée entre les ventrales, à peine en arrière du tiers anté-
rieur de la longueur des nageoires. Chez les jeunes animaux,
les rayons internes des ventrales recouvrent l'anus ; singulière
disposition qui rappelle celle qui se montre chez le Louvaréou
impérial. Ces Poissons pourraient être nommés proctopodes ou
pelvipodeSy bien différents toutefois de ceux que de Blainville
avait ainsi désignés et qui sont les Plagiostomes. Du reste, nous
avons rappelé, t. II, p. 510, que Nardo avait donné au genre
Luvariis le nom de Proctostegus. Les écailles sont de moyenne
grandeur; elles ont leur bord postérieur épineux ou plutôt
denticulé.
La tête est aplatie en dessus; elle est longue ; sa longueur est
comprise trois fois et demie à quatre fois dans la longueur
totale. Le museau est large, court, déprimé. La mâchoire supé-
rieure est beaucoup moins avancée que la mandibule; elle est
échancrée dans sa partie médiane ; elle se porte en arrière à peu
près jusque sous le milieu de l'espace qui sépare le bord anté-
rieur de l'orbite du diamètre vertical de l'œil. Elle est très-ar-
quée, présentant la figure d'un fer à cheval allongé ; ses branches
contournent les côtés de la mandibule et se portent sous la
gorge, oii elles se rapprochent l'une de l'autre, et ne sont plus
séparées que par un intervalle moindre que le diamètre vertical
de l'œil; pour bien voir cette disposition, il faut regarder la
tête en dessous. Le bord de la mâchoire supérieure est formé
par les intermaxillaires seuls; ces os, qui sont très-grêles, lon-
g-ent toute la partie inférieure des maxillaires. L'extrémité du
maxillaire supérieur est élargie en palette. La mandibule, nous
l'avons dit, est plus longue que la mâchoire supérieure ; son
extrémité symphysaire est oblique de haut en bas et d'arrière en
avant ; de cette façon, lorsque la bouche est fermée, le menton est
relevé et semble continuer le profil supérieur de la tête. Les
mâchoires sont garnies de petites dents égales, légèrement cro-
chues. Les tubercules latéraux du vomer portent chacun plu-
,,C SCOPÉLIDÉS.
sieurs dents pointues, recourbées en avant; les palatins sont
é'^alemont dentés. La langue est large, bien détachée ; elle est
munie de petites dents. La bouche est grandement ouverte dans
le sens vertical ; sa muqueuse est d'un blanc rosé, assez pâle.
Excessivement développé d'avant en arrière, l'œil est de forme
elliptique; son diamètre horizontal est compris deux fois et quart
à deux fois et un tiers dans la longueur de la tête, il l'emporte
d'un tiers et plus sur le diamètre vertical, qui est un peu moins
<'rand que l'espace préorbitaire. L'espace interorbitaire est fort
étroit, il ne mesure guère que le dixième de la longueur de la
tète, il ne fait pas le quart du grand diamètre de l'œil. L'orbite
entame profondément le profil supérieur de la tète. Les sous-
orbilaires sont caverneux.
Près du bord antérieur de l'orbite, se voit l'orifice externe de
la narine; il est assez étroit; l'orifice interne est ovale, à bord
saillant.
La fente branchiale est très-longue ; elle s'avance jusque sous
le bord antérieur de l'orbite ; l'opercule est irrégulier, trapé-
zoïde, en arrière il se termine en un angle assez prononcé; son
bord postérieur est échancré; cette échancrure, assez profonde,
est en partie fermée par la membrane branchiostège. La mu-
queuse recouvrant le bord interne de la ceinture scapulaire est
d'un blanc argenté, depuis l'échancrure operculaire jusque
vers l'angle antérieur de la fente branchiale. Le bord postérieur
du préopercule forme avec le bord inférieur un angle presque
droit : la crête saillante du préopercule est caverneuse à sa partie
inférieure, qui paraît ainsi dentelée.
La ligne latérale est légèrement déclive ; elle va à peu près
diroclomont de l'épaule au milieu de la base de la caudale. Éc,
1.1. :;() à :;:{; l. Iransv. -r-^ 4- 1 = 10 ou 11.
o ou 6
La premitMi' dorsale commence à l'origine du second tiers de
la longueur totale ; elle est plus haute que longue ; ses deuxième,
Iroisième, quatrième et cinquième rayons sont plus développés
«lue les antres. La seconde dorsale est au-dessus de l'anale. L'a-
nale est placée loin de l'anus; elle est plus haute que longue ; ses
AULOPE D'AGASSIZ. 117
rayons les plus allongés sont le deuxième et le troisième, La
caudale n'est pas très-fourchue. Les pectorales sont longues;
elles ont les rayons médians plus développés que les autres. Les
ventrales ont une longueur à peu près égale à celle des pecto-
rales ; les trois premiers rayons externes sont plus allongés que
les autres.
Br, 10. — D. 11 ou 12 — ; A. ou 10; G. 6/18 à 20/7; P. 15 ou 16; V. 0.
Sur le vivant, la teinte générale est d'un vert bleuâtre ou oli-
vâtre. La coloration verdâtre de l'œil est fort remarquable chez
un Poisson osseux ; C. Bonaparte a cru devoir rappeler cette
particularité en composant le nom de genre Chlorophthalmus.
La tête est rougeâtre. Chez le sujet qui a séjourné dans l'alcool,
la teinte est d'un jaune rougeâtre assez clair; de petites bandes,
formées de points noirs, descendent obliquement du dos sur
les côtés jusqu'au voisinage de la ligne latérale ; ces petites
bandes sont dirigées d'avant en arrière et de haut en bas. Des
points noirâtres se distinguent vers la base des rayons de l'a-
nale, au commencement de la nageoire, près de la racine des
ventrales. Les parties inférieures du corps sont argentées.
Habitat. Méditerranée, Nice, excessivement rare.
Proportions : long, totale 0,125; tronc, haut. 0,017, épais. 0,016.
Tète, long. 0,034, haut, 0,016, larg. 0,017. — Œil, diani. horizontal 0,014,
vertical 0,008, esp. préorbit. 0,010, esp. interorbit. 0,003. — Mâchoire
supérieure, long. 0,014,
Gaudale, long. 0,020 ; pectorale, long. 0,024; ventrale, long. 0,023. —
Première dorsale, haut. 0,022, long. 0,015; anale, haut. 0,014, long. 0,009.
Dislance du bout du museau à: première dorsale, 0,042; seconde dor-
sale, 0,085; anale, 0,083; pectorale, 0,032; ventrale, 0,045.
GENRE PARALEPIS.
T. III, p. 518. — Il faut modifier le tableau, si, à l'exemple de quelques
auteurs, on regarde le P. élégant et le P. pseudocorégonoïde comme étant
de véritables espèces.
,,g SCOPÉLIDÉS.
6, , / vingt-cinq rayons /grandes. 1. P. élégant.
* I opposée I au plus. |
^ jaux ventrales. (Taches sur le tronc'nulles. 2. P. corégonoïde.
Anale ayant I
lune trentaine de rayons..., 3. P. pseudocorégonoïde.
;^ ^ placée en arrière des ventrales 4, P. sphyrénoïde.
Les Paralcpis speciosus, coregonoides et pseudocorego7ioide$ forment-ils
réellement trois espèces bien nettement déterminées? Le P. speciosus pa-
rait être le joime du P. coregonoides, Riss. ; quant au P. pseudocoregonoides,
il ne se distinj^ue du P. coregonoides que par le nombre un peu plus élevé
des rayons de son anale, qui en compte cinq ou six de plus que celle du
P. coregonoides; cette différence est assurément peu importante quand il
s'agit d'une nageoire soutenue par une assez grande quantité de rayons.
C. Bonaparte n'en tenait pas compte d'abord, puisqu'il rapportait au P. co-
regonoides di- Hisso le spécimen dont il a donné la description et la figure
dans la Faune italienne; Valenciennes, dans le Règne animal illustré, pi. 18,
Ci^. 2, a désigné également sous le nom de P. coregonoides un Paralépis
dont l'anale est formée de trente rayons ; fait plus extraordinaire, c'est
[iréci>ément cette ligure du Régn. anim. ill. que M. Bellotti considère
comme représentant son P. Cuvieri, dont le caractère spécifique est d'avoir
à l'anale vingt-trois rayons seulement.
LE PARALÉPIS ÉLÉGANT - PARALEPIS SPECIOSUS.
Syn. : Parai.epis speciosus, Bellotti, Paralepidini del Meàiterraneo, dans Atli
dtl Soc. liai. se. nal., Milano, 1877, vol. XX, fasc. 1, p. .5.
Long. : 0,070 à 0,10.
Huant aux formes, le Parale'pis élégant a beaucoup de rap-
port avec le Paralépis corégonoïde; chez l'un et chez l'autre, le
prolil supérieur dessine une courbe à peu près semblable. — La
hauteur du Uonc est contenue une dizaine de fois dans la lon-
gui'ur lolali'. Les écailles ont la forme caractéristique de celles
du Paralépis corégonoïde.
L.i lèle est développée ; sa longueur mesure le quart de la
longueur (olale. La mâchoire supérieure est un peu moins lon-
gue que lu niandiljule ; elles sont l'une et l'autre garnies d'une
série de petites dents pointues ; il y en a quelques-unes en fins
crochets sur le devant de la mAchoire supérieure. La bouche est
PARALEPIS ELEGANT. il9
fort grande; sa fente s'étend, en arrière, un peu plus loin que les
orifices de la narine.
L'œil est arrondi ; il est plus ou moins développé ; très-pro-
bablement le développement est en raison inverse de celui de
la taille de l'animal ; d'après M. Bellotti, le diamètre de l'œil
est compris cinq fois et demie dans la longueur de la tête, et
deux fois et demie dans la longueur du museau; chez le spé-
cimen que je tiens de son obligeance, le diamètre de l'œil fait
le quart de la longueur de la tête, la moitié de l'espace préor-
bitaire.
La narine est à l'union du tiers postérieur de l'espace préor-
bitaire à ses deux tiers antérieurs.
Le battant operculaire est excessivement aminci, il semble
formé de lamelles papyracées d'une teinte argentée fort bril-
lante. La muqueuse tapissant la chambre branchiale est
rosée.
La première dorsale est opposée aux ventrales ; elle est formée
de dix rayons ; l'anale est longue, composée de vingt-deux à
vingt-quatre rayons; la caudale est échancrée ; elle a une ving-
taine de rayons principaux. Les pectorales ont treize rayons ; les
ventrales, h: ol neuf.
i-.i - ■ ,\ i* ; C. 9 ou 10/20/M ou 12; P. 13 ; V. 8 ou 9.
.l'i .le Su^orieure du corps est d'un blanc pâle piqueté de
fia pointillé noirâtre. Les pièces operculaires et la paroi abdo-
minale sont d'un blanc argenté des plus brillants ; un peu en
arrière de la ceinture scapulaire commence, ainsi que l'a fort
bien indiqué M. Bellotti, une série de taches qui s'étend, suivant
une faible inclinaison, jusqu'à la région anale ; ces taches sont
d'un noir foncé, qui ressort nettement sur le blanc argenté des
flancs ; elles affectent une forme semi-lunaire, ce sont, en quel-
que sorte, des segments de disque appliqués sur les côtés du
tronc ; parfois la tache antérieure est presque triangulaire ;
généralement ces taches sont au nombre de sept de chaque côté.
La crête du dos est plus ou moins noirâtre.
120 SCOPÉLIDÉS.
Habitat. Méditerranée, .Nice, excessivement rare; depuis d8o6, trois
spt^cimons ont ù[6 trouvés sur la côte des Alpes-Maritimes; deux de ces
Paral-''pis ont été donnés par M. Bellotti au Musée de Milan ; le troisième
appartient au Laboratoire de Nice. Le sujet dont je vais indiquer les pro-
portions vient de Messine; M. le D'' lîellotti a eu l'amabilité de m'en faire
i>ri''>''iit .
Proportions : long, totale 0,083 ; tronc, haut. 0,008, épais. 0,0045.
Tête, loup. 0,0205, haut. 0,007, larg. 0,00a. — Œil, diam. 0,005, esp.
préorbit. 0,000, esp. interorbit. 0,003. — Mâchoire supérieure, long. 0,011.
Caudale, long. 0,010; pectorale, long. 0,007; ventrale, long. 0,004. —
Pifniit'-re dorsale, haut. 0,006, long. 0,003; adipeuse, haut. 0,0015; anale,
haut. 0,005, long. 0,010.
Dislance du bout du museau à : première dorsale, 0,047; adipeuse, 0,067 ;
anab', 0,0;i6:); pectorale, 0,023; ventrale, 0,047.
Lu concordance qui existe dans la formule des nageoii^es, dans l'en-
semble des proportions chez le Paralépis élégant et chez le Paralépis coré-
gonoïde, porte à croire qu'ils sont le premier, le jeune, le second, l'adulte
d'une même espèce.
LK P.\llALr:PlS COHÉGONOÏDE — PARALEPIS
COIŒGONOIDES.
T. HL 1'. 519.
Syn. : Cohkgo.ne marémle, Coregonus marœnula, Riss., IcKth., p. 328.
Pahai.épis confx.ON'oÏDE, Paralépis corcgonoides, Riss., Ilist. nat.. p. 4'i2, fig. 15;
Cuv. ("t Valeiic, t. VII, p. 510, 512, non t. III, p. 357.
Pahalepis conEGONOiDEs, CBp., Fn. ital., diagnose, non descript., ni fig., Cat.,
p. 35, II» 292; Giinth., t. V, p. 418; Canestr., Fn. ital., p. 127; C. Sarato, Notes
sur les poissons de Xice, dans Moniteur des Étrangers, Nice, 15 mars 1887, et loc.
cil., Nice, 28 avril 1889.
Pahalepis Cuviebi, Bellotti, Note itliolog., Paralepidini del Mediterraneo, dans
Atti Soc. Ital. se. nat., scduta 29 aprilo 1877, Milano, t. XX, fasc. 1, p. 2; Viuci-
guerra, A/>i>urdi itliolog., dans An. Museo civ. Storia nat. Genova, 1885, ser. 2,
t. II. \>. '.(.(;.
A i-ropos du Paralépis Cuvieri, A. 23, M. Bellotti écrit: Le pinne vcntrali
{seconda la figura di Cuvier, Règn. anim., pi. 18, fig, 2), .sono inseritte incor-
respinid'niza al tcrzo rutjijlt dclhi pinna dorsale; en tout cas, l'anale n'a pas
vingt-irni» layons, comme l'indicpie M. Hellotli, elle en a réellement trente
faciles a cunipler. En raison du nombre des rayons de l'anale, le Paralépis,
n^uré dans le Rrijne animal, doit être rapporté au P. coregonoidcs, Bellotti,
non Hisso, — Mans son Catalogue des Poissons d'Europe, p. 33, n" 292,
(.. nmiaparlo se borne à indiquer le ParaUpis coregonoidcs, Riss. {Coregonus
marxintla. Miss. Irlul,.), Ilist. nat., fig. 15; puis, chose digne de remarque et
luul il fait c.nliaiic à son habitude, il ne rappelle nullement ni la descrip-
tion, ni la llRure du Paralépis qu'il a étudié dans la Faune italienne, d'où
PARALEPIS PSEUDOCORÉGONOIDE. 121
il est permis de conclure qu'il rapportait ce Paralepis au P. coregonoides,
CV., t. 3, p. 3o7.
LE PARALÉPlS PSEUDOCORÉGONOIDE — PARALEPIS
PSEUDOCOREGONOIDES.
Syn. : Paralepis pseudocobegonoides, C. Sarato, dans Moniteur des Étrangers,
Mce, 15 mars 1887.
CoREGONCS PARALEPIS, Riss., MaHUsc, uoD Hist. 7ial., Sarato, loc. cit.
Le Paralépis corégoxoïde, Paralepis coregonoides, Cuv. et Valeuc, t. III, p. 357,
pi. 66-07 et t. VII, p. 510: « On doit marquer comme il suit le nombre de ses
rayons: Br. 7; D. 10-6; A. 3/27; C. 17; P. 13; V. 1/8. » » P. 350. Corrections et
additions au chapitre XXXII » du tome III ; Règ. an, ilL, pi. 18, fig. 2.
Paralepis coregonoides, CBp., Fn. ital. (en partie, non diagnose), fig., (C. Bo-
naparte l'appelle, écrit-il, P. coregonoides, Risso, sans tenir compte du nombre
des rayons de l'anale, sinon variable, au moins très-difficile à déterminer), non
Cat.
Paralepis coregonoides, Bellotti (uon Risso), Paralepidini delMcditerraneo, dan?
Atti Soc. Ital. se. nat., sed. 29 apr. 1877, Milano, t. XX, fasc. 1, p. 2; Vinci-
guerra, Appunti ittiolog., dsias An. Mus civ. Stor. nat. Genova, 1885, ser. 2, t. II,
p. 4GG.
C'est au Paralepis pseudocoregonoidcs, Sarato, si toutefois on l'admet
comme espèce distincte, qu'il faut rapporter la figure de l'Atlas du Règne
animal, CV., pi. 18, flg. 2, et non, comme l'écrit M. Benotti,au Paralepis Cu~
vieri, qui n'a que 23 rayons à l'anale, tandis que le Paralépis figuré dans le
Règne animal en compte 30 à l'anale, ainsi que nous l'avons dit ; nous le
répétons afin, s'il est possible, de faire disparaître une erreur qui est ce-
pendant assez difficile à expliquer. La confusion commise par M. Bellotti
vient probablement de ce qu'il a négligé de consulter un travail de C. Bo-
naparte, postérieur à la Faw?ia ilaliana, publié en 1846, le Catal.Pesc. Europ.,
p. 3o, n° 292, Paralepis coregonoides, Kiss., Hist. nat., fig. io ; cette citation
est, il me semble, suffisante pour dissiper Loute incertitude.
Dans ce paragraphe il ne sera pas question du Paralépis corégonoïde dé-
crit par Cuvier et Valenciennes, t. VII, p. 510. — M. C. Sarato, le savant con-
servateur du Musée de Nice, a constaté une certaine dissemblance entre le
Paralépis corégonoïde décrit et figuré par Risso dans Histoire naturelle et
celui que son compatriote, avant la publication de cet ouvrage, avait envoyé
à Cuvier sous le nom de Corrgone Paralépis. — Croyant à l'identité spécifi-
que de ces Paralépis, Cuvier et Valenciennes adoptèrent la nouvelle syno-
nymie de Risso; ils décrivirent le spécimen, venant de ce naturaliste, sous
le nom de Paralépis ccrégonoïde, t. III, p. 357 de leur grand ouvrage et en
donnèrent la figure pi. 67 ; plus tard un autre spécimen, portant la même
désignation de Paralépis corégonoïde, fut reproduit dans l'Atlas du Règne
animal, pi. 18, fig. 2. Les deux sujets ont bien l'un et l'autre un même
nombre de rayons à l'anale, une trentaine, mais ils présentent de très-no-
tables din"érences dans les caractères de la dentition. D'un côté, on lit, t. III,
,0^ SCOPELIDES.
122
p. 3a8..., la mâchoire inférieure et les palatins... ont des dents... grandes,
créles, crochues, très-pointues, qui, dans leurs intervalles, en ont d'autres
plus petites, CV, ; d'un autre ccMé, voici le texte explicatif de la figure r^
présentée dans le Régne animal..., montrant que lamàchoire inférieure n'a
pas de svniphyse avancée et que les dents sont en velours ras. — Ainsi,
quoi que prétendent certains naturalistes, la dentition ne donne pas des ca-
ractères spécifiques de grande valeur, et je conserve à cet égard l'opinion
que j'ai exprimée il y a une dizaine d'années, V. P. Fr., t. III, p. 520.
Suivant le l)'" C. Sarato, il y a deux espèces de Paralépis ne différant l'une
de l'autre que par le nombre des rayons composant l'anale ; à la première,
({ui a paru dans VHistoirc naturelle de Risso et dans le t. VII, p. 510, CV.,
il a laissé le nom spécifique de coregonoides, à l'autre il a donné l'épithète
de psetidocoregonoides. C'est à ce Paralépis pseudocoregonoides qu'il faut rap-
porter les figures de l'Histoire naturelle des Poissons, du Règne animal et de
la Faune italienne. — Nous empruntons à M. Sarato une partie de son travail
pour rendre notre description plus complète.
Long. : 0,15 à 0,22.
Comme ses congénères, le Paralépis pseudocorég'onoïde a le
corps très-allongé; la hauteur du tronc est contenue douze ou
treize fois dans la longueur totale.
La tète est allongée ; sa longueur est comprise quatre fois et
demie à cinq fois dans la longueur totale. Le museau est long et,
comme le fait observer Cuvier, la mâchoire inférieure dépasse à
peine l'autre; elles sont pointues toutes les deux, et l'inférieure
est un peu crochue. Le système de la dentition paraît beaucoup
varier. D'après Cuvier (t. III, p. 358), il n'y a à l'intermaxillaire
que des dents si petites qu'il faut une forte loupe pour les dis-
tinguer; elles sont nombreuses et serrées comme celles d'une
.scie. La mâchoire inférieure et les palatins en ont au contraire
(h- grandes, grêles, crochues, très-pointues, qui dans leurs in-
tervalles en ont d'autres plus petites. Il n'y a point de dents au
• vomer et sa langue n'a que de l'àpreté (Cuv.). Le Paralépis co-
régonoïde, figuré dans l'atlas du Rrrpi cm. ilL, pi. 18, fig. 2
(aualr à :iO rayons), montre qu'à la mandibule « les dents sont
'Il velours ras ->. La mandibule de notre Paralépis pseudocore-
rjrnoides, écrit M. Sarato, offre de chaque côté près du bord anté-
rieur citKi à .six dents serrées, un peu courbes, petites ou mé-
di«)rres, puis, à 2 millimètres en arrière, une double série de
PARALÉPIS PSEUDOCORÉGONOIDE. i23
dents fort inégales, les internes droites, alternativement courtes
et allong-ées, les externes basses et recourbées, alternant avec
les précédentes, les unes et les autres plus ou moins distinctes
entre elles. Palatines très-inégales aussi, les antérieures 4-5,
courtes ou médiocres dirigées en avant ou en bas, écartées des
intermédiaires ; celles-ci plus ou moins espacées, alternative-
ment petites et grandes ; les postérieures menues, serrées, obli-
ques ou crochues en arrière. Dents de l'inlermaxillaire tout à
fait rudimentaires, visibles seulement à la loupe. Bords latéraux
de la langue armés chacun de 5 ou 7 petits crochets. Nous
relevons ces caractères sur un sujet de Nice, le seul représen-
tant de l'espèce que nous ayons en collection et dont la taille
mesure 18 centimètres (Sarato). Suivant CV., la langue n'a que
de l'âpreté.
L'œil parait un peu moins grand que chez le Paralépis coré-
gonoïde ; son diamètre, ainsi que le fait observer Cuvier, mesure
à peu près le sixième de la longueur de la tète.
La ligne latérale est droite, elle va, par le tiers antérieur du
corps, de l'épaule à la caudale.
Suivant Cuvier, la seconde dorsale a six rayons, et ses rayons
sont beaucoup plus visibles que chez le vrai Paralépis corégo-
noide, dont la seconde dorsale n'a d'ailleurs que deux ou trois
rayons et ressemble davantage à une adipeuse. L'anale se com-
pose d'une trentaine de rayons ; elle se continue jusque près de
la caudale. Les ventrales sont petites ; elles sont placées sous la
première dorsale.
Voici la formule des nageoires indiquée dans Y Histoire nalii-
r elle des Poissons, t. VII, p. 310:
D. 10— 6; A. 3/27 ;C. 17; P. 13; V. 1/8.
Habitat. Méditerranée, Nice, excessivement rare.
A propos des Paralépis, M. Vinciguerra s'exprime ainsi : J non riesco a
comprendere per quale ragione il Moreau , e cià senza sufficiente matérielle.
— Au lieu de mettre tant d'ardeur à critiquer mon travail, M. Vinciguerra
devrait plutôt revoir ses œuvres ; il trouverait ainsi l'occasion de faire un
meilleur emploi de son temps. Son imagination, par trop féconde, se plaît
d24 SALMONIDÉS.
à créer des êtres auxquels la nature n'a jamais songé. — Assurément je ne
connais pas ces Paralépis fantastiques dont parle M. Vinciguerra. Quoi ! un
l'aralepis Cuvieri avec la pinna anale inserita sotto il terzo raggio délia dorsale
e fornita di soli 23 raggi, montre la vera coregonoides ha l'anale inserita sotto
il settimo raggio dorsale e fornita di 30 raggi. — Dos Paralépis ayant Tanale
opposée à la première dorsale !! En elTet, de semblables phénomènes ne se
trouvent pas dans mon matériel ichthyologique.
En vertu de quelle autorité, M. Vinciguerra affirme-t-il que la vera core-
gonoides a l'anale composée de 30 rayons? Bien qu'il prétende le contraire,
et cela faute de notions scientifiques suffisantes, il est certain que le vrai
Parolepis coregonoides est celui dont Risso a formulé ainsi la diagnose
pinna ani breoi, radiis viginti duobus {Hist. nat.), et qui a été décrit ou cité
sous le même nom spécifique par la plupart des ichthyologistes, par Cu-
vier et Valenciennes dans leur tome VII, p. 510, où ils font l'histoire de
cette espèce : « Le Paralépis corégonoïde [Paralépis coregonoides, llisso).
iSous avons à parler maintenant, disent les deux illustres naturalistes, du
véritable Paralépis corégonoïde de M. Risso, dont nous devons plusieurs
échantillons en bon état aux recherches faites à Nice par M. Laurillard, —
A. 3/20. — Nos individus sont longs de huit à neuf pouces. » — Malgré
tout le soin apporté à la rédaction de V Histoire nutuvelle des Poissons,
M. Vinciguerra ose reprocher à Cuvier d'avoir introduit la confusion dans
la synonymie des Paralépis. Quelle singulière accusation ! Elle prouve la
négligence de M. Vinciguerra à consulter les textes originaux; il ne con-
naît évidemment ni VHisloire naturelle des Poissons de Risso, ni celle de
Cuvier et de Valenciennes, pas même le Catalogue des Poissons d'Europe de
C, Bonaparte. Quanta ses critiques, elles n'ont rien de sérieux; il est in-
croyable qu'on puisse accumuler autant d'erreurs en si peu de lignes.
LE SAUMON COMMUN.
T. 111, p. b25.
Certains naturalistes affirment que le Saumon commun n'a jamais pé-
nétré dans la Méditerranée, que d'ailleurs il ne pourrait y vivre, que l'eau
de cette mer est trop salée, que les eaux douces qui s'y jettent ont une
température trop élevée, que la zone d'habitat est trop méridionale. — A
ces assertions nous allons simplement opposer des faits.
Les côtes du Portugal sont plus au midi que nos côtes de la Méditer-
ranée, et suivant de Brito Capello, le Saumon commun, S. salar, est abon-
dant dans les provinces septentrionales de ce pays. — D'autre part, Du-
hamel écrit: « J»endant loiiglemps les Espagnols ont fait uti grand com-
merce de Sardines avec le Portugal, où ils les échangeaient pour des
Saumons. »
Quant à la présence du Saumon dans la Méditerranée, elle y a été cons-
tatée à diverses reprises. — Dans son Histoire naturelle des Pyrcni'es-Oricn-
talcs, le D' Companyo dit : « le Saumon ne vient dans notre mer que très-
SAUMON COMMUN. 123
accidentellement.» Mais il y vient; personne n'a prétendu qu'il y fût com-
mun. — Vers 1877 ou 1878, des pêcheurs ont capturé, sur la côte de Cette,
un Poisson qu'ils n'avaient jamais trouvé. Ce Poisson avait la plus grande
ressemblance avec une Truite ; sans faire des suppositions pouvant égarer
hien loin, il est permis de croire que cette espèce de Truite doit être un
Saumon commun ou une Truite de mer, une Forelle argentée, et l'hésita-
tion ne sera plus guère permise quand on saura que, depuis longtemps
déjà, le professeur P. Gervais avait tenté d'introduire le Saumon dans
l'Hérault.
Nous allons maintenant parler de faits plus précis, de faits qui ne sau-
raient être contestés. En 1882, les 14, 17 et 18 mai, trois Saumoneaux ont
été saisis par les pêcheurs de Cette; le premier a été capturé aux pièces,
sur les rochers du Lazaret, à une certaine distance de Cette ; le second a
été péché vers l'entrée du port; le troisième, à peu près dans le même
parage ; ces deux derniers ont été pris aux palangres. Les trois Saumo-
neaux sont de même taille, ou bien peu s'en faut, deux mesurant 0,248,
le troisième 0,243. Il est évident que ces trois jeunes Saumons, péchés à
des endroits différents et à quelques jours d'intervalle, ne doivent pas être
les seuls qui aient gagné la mer. D'où viennent- ils, de l'Hérault, du Lez?
Je n'en sais absolument rien ; je ne veux risquer aucune hypothèse; le point
important à signaler est la capture de trois jeunes spécimens du Salmo
salar dans les eaux de la Méditerranée et dans des conditions différentes.
— J'ai communiqué le fait à M. Raveret-Wattel, à propos d'une note qu'il
avait adressée à l'Académie des sciences: Sur la reproduction du Saumon
de Californie à V Aquarium du Trocadéro. Cette note a été publiée dans
C. rend. Acad.scienc, Paris, 1883, t. XCVI, p. 796.
Je le reconnais, les diverses tentatives faites pour introduire le Saumon
commun dans la Méditerranée n'ont pas été couronnées de grands succès.
Mais vraiment était il possible de compter sur la réussite en opérant dans
un champ d'expérience aussi mal choisi. Au lieu de continuer à mettre les
alevins dans les rivières du Midi, les placer dans les conditions les plus
défavorables, il faudrait les déposer, loin de la mer, dans les affluents du
Rhône, dont les uns seront évidemment plus propices que les autres, c'est
ce que l'observation démontrera. Si les barrages établis sur la Saône ne
permettent pas d'y faire des essais, le cours de l'Ain présente des avan-
tages ; du reste, quant au choix des cours d'eau, c'est à MM. les ingé-
nieurs des ponts et chaussées à décider; c'est à eux d'étudier la question,
elle est plus de leur compétence que de celle des naturalistes.
Dans certaines eaux du Midi, notamment dans l'Aude, on a mis des
alevins de Quinnat, le soi-disant Saumon de Californie qui n'appartient pas
au genre Sahno, mais au genre Oncorhynchus. Les essais pour l'introduction
des Quinnats ont mieux réussi dans cette rivière que ceux faits à diverses
reprises dans la Seine qui ont échoué, ce qu'il ne faut pas trop regretter.
— En effet, il est inutile et même imprudent démettre le Quinnat dans les
eaux fréquentées par notre délicieux Saumon. Aux États-Unis, on a, paraît-
126 SALMONIDES.
il, complètement abandonné la reproduction artificielle du Quinnat pour
se livrer exclusivement à celle du Saumon commun, S. salav, qui est de
qualité bien supérieure. En France, la chair du Quinnat, au moins d'après
les observations faites jusqu'à présent, devient blanche, elle n'a plus la
teinte rouge, comme dans le pays d'origine. — Au lieu d'introduire des
espèces étrangères dans nos cours d'eau, il faut conserver celles qui s'y
trouvent natui'ellement, surtout des espèces aussi estimées que le Saumon.
— Ce qu'il faut absolument, c'est protéger le Saumon, en empêcher la des-
truction abominable, comme celle qui se pratique dans l'Yonne, dans la
Cure. Au mépris de la loi, on prend en masse les Saumons arrêtés par les
barrages établis sur le cours de l'Yonne. — On lit dans un journal du
15 octobre 1881 : «M. X., propriétaire à Cravant (Y'onne), a pris dans la Cure
quarante-deux Saumons d'un coup de filet» ; le mois d'octobre est le mo-
ment de la montée; que d'alevins sacrifiés! Dans cette petite rivière, de
Vermenton à l'étang des Settons, on pêche au filet, à la ligne, surtout près
des moulins, des myriades de Taconnets, jeunes Saumoneaux. — Il faut,
pour que le dépeuplement n'ait pas encore eu lieu, que les Saumons en-
trent dans l'Y'onne en nombre considérable ; au mois de novembre 1886,
un pêcheur de Sens m'affirmait qu'en cette année une énorme quantité de
Saumons avait remonté l'Yonne, des mille et des mille; parfois, disait-il,
ces Poissons étaient par bandes nombreuses de plus de quarante.
GENRE COREGOi>E
T. m, p. d4C.
LE CORÉGONE BEZOLE — COREGONUS BEZOLA .
Syn. : Coregonus bezola, Victor Fatio, dans C. rend. Acad. se, Paris, 1888,
t. CVI, p. 1Ô41.
M. le professeur E. Blanchard a présenté à l'Académie des sciences, dans
la séance du 28 mai 1888, au nom de M Victor Fatio, une note ayant pour
titre : Sur un 7iouveau Corégone français (Coregonus bezola) du lac du Bourget.
Il ne faut pas confondre cette Bezole avec l'espèce qu'a décrite Rondelet
sous le même nom, de Puce Lemuni lacus Bezola, de la Bezole ; pour éviter
toute ambiguïté, il eût été préférable de conserver au Corégone savoisien
le nom de Bezoule que lui donnent les pêcheurs du pays.
La Bezoule du lac du Bourget, suivant M. Fatio, présente des formes plus
ramassées et plus élevées que le Lavaret; sa tète est forte et haute, son
museau gros, haut et obtus. — La dorsale est grande et ample. — Les
branchiospines, filulùt courtes et plus ou moins trapues, sont au nombre
de 20 à 33 sur \i- premier arc branchial, de 18 à 23 sur le quatrième ; chez
le Lavaret, elles sont étroites, allongées, au nombre de 34 à 39 sur le pre-
mier arc branchial, de 24 à 31 sur le quatrième. — Les écailles sont minces,
CORREGONE BEZOLE. 127
caduques et relativement petites chez le Lavaret; elles sont assez épaisses
et solides, sensiblement plus grandes chez la Bezoule.
La Bezoule, fait observer M. Fatio, se rapproche bien plus de la Graven-
che (C. hiemalis) que du Lavaret; elle se distingue cependant de la Gra-
venche par des proportions généralement moindres des nageoires paires...
et par le fait qu'elle dépose ses œufs dans les profondeurs, alors que la
Gravenche vient frayer au ras du bord.
Il me semble qu'au lieu d'établir un parallèle entre la Bezoule et la Gra-
venche, M. Fatio aurait pu choisir un autre type plus analogue, comparer
la Bezoule et la Fera, par exemple. D'après cette comparaison beaucoup
plus naturelle, il aurait trouvé, soit dans les formes de ces Poissons, soit
dans leurs habitudes, des points de ressemblance tellement caractéristi-
ques qu'ils suffisent pour démontrer leur communauté d'origine.
En résumé, chez la Bezoule comme chez la Fera, la nageoire dorsale
est plus développée que celle du Lavaret, moins que celle de la Gravenche;
les nageoires paires sont moindres que celles de la Gravenche. — La Be-
zoule diffère du Lavaret par la disposition de l'appareil hyoïdien; elle a
seulement huit rayons branchiostèges, le Lavaret en a neuf ou dix; elle a
les branchiospines moins longues et moins nombreuses (26 à .33 sur le pre-
mier arc branchial) que celles du Lavaret (34 à 39 sur le premier arc bran-
chial, Fatio). Ces caractères fournis par l'appareil hyoïdien se retrouvent
identiquement chez la Fera; je me suis assuré que chez des sujets, Bezoule
ou Fera, de même taille, les branchiospines sont de même longueur. —
Les écailles comptées dans une ligne longitudinale sont en nombre sem-
blable chez la Bezoule et la Fera.
Le Lavaret et la Gravenche fraient de la fin de novembre au commence-
ment de décembre, et déposent leurs œufs, sous peu d'eau, près du rivage,
sur un fond de gravier. La Fera et la Bezoule déposent leurs œufs dans les
bas fonds ; la Fera, ainsi que le dit exactement Jurine, commence à frayer
vers le 12 février, dans le lac de Genève; la Bezoule, écrit M. Fatio, fraye
selon quelques-uns en janvier et février ; généralement, paraît-il, un peu
après le Lavaret, en décembre jusque dans les premiers jours de janvier.
— Du 10 au 13 mai la Fera paraît en Beine; d'après Jurine, c'est générale-
ment dans la seconde quinzaine de mai que la Bezoule est pêchée dans le
lac du Bourget.
D'après ce qui précède, la Bezoule n'a pas d'affinités bien marquées avec
le Lavaret et ne peut assurément être regardée comme provenant du même
type ; elle doit, selon nous, être considérée comme une Fera ou une va-
riété de la Fera, au moins jusqu'à ce que M. Fatio ait indiqué, s'ils existent,
les caractères nettement distinctifs de chacun de ces Corégones, et dans
ce cas nous sommes disposé à nous ranger à son opinion.
Rondelet ne parle pas delà Bezoule du lac du Bourget; de son temps,
sans doute, elle ne vivait pas dans les eaux de ce lac. Comment s'y trouve-
t-elle aujourd'hui? Y a-t-elle été apportée par l'homme ? Y est-t-elle venue
parle Rhône et le canal de Savières? C'est une question difficile à résoudre.
128 SALMONIDES.
Parmi les Salmonidés du lac de Genève, Rondelet cite la Ferra ou Pala
et la Bezole : « au lac de Lozane seulement la Bezole se trouve, non pas
fort dissemblable au Lavaret. y> Rondelet, Poissons des Lacs, p. 119. — Cette
Bezole serait-elle la Gravenche?
M. Falio dit à propos du Lavaret : il a été transporté avec succès, paraît-
il, il y a une dizaine d'années, dans le petit lac d'Aiyuebelette, non loin
d'Aix, à 380 mètres d'altitude. — 11 n'y a rien d'étonnant que le Lavaret
puisse aujourd'hui vivre dans ce lac, puisqu'il y vivait bien du temps de
Rondelet, Notre ingénieux ichthyologiste, faisant l'histoire du Lavaret,
s'exprime ainsi : « on le trouve seulement aux lacs de Savoie, comme aulac
du Bourget et d'Aiguebelette et ne se trouve point ailleurs. « Rondel., loc. cit.,
p. H9. — En effet, il y a une douzaine d'années, M. le comte de Chambost,
propriétaire du lac d'Aiguebelette, y a fait transporter, avec succès, tout
à la fois des Lavarets vivants, ainsi que des œufs fécondés venant du lac du
Bourget. — Le lac d'Aiguebelette est dans un site ravissant, à une vingtaine
de kilomètres de Chambéry, sur la ligne du chemin de fer de Chambéry
à Lyon.
GE^RE MICROSTOME.
T. III, p. 557. Modifier.
Nageoires; première dorsale commençant tantôt en avant, tantôt en
arrière de l'insertion des ventrales.
/ après les ventrales 1. M. arrondi.
Première dorsale commençant '
(
avant les ventrales 2. M. oublié.
LE MICROSTOME OUBLIÉ — MICROSTOMA ODLITUM, Face.
Syn. : Sekpe petite bouche, Gasteropelecus microstoma, Riss., Jchl/i., p. 35G,
en part.
MicnosTOMA ROTUNDATA, Mlcrostomc arrondi, Riss.. Hist. nat., p. 475, descript.
iaexacte, fig. 36.
Microstoma OBMTii.M, D' L. Facciolà, SiilV czistenza di due forme diverse di Mi-
crostoma net mar di Messina, Mcssiua, 1887; Cr. Bellotti, dans Note iltiologiche,
estrat. Atti Societ. liai, scienze natur.. Milan., 1888, t. XXXI, p. 12, pi. 4, fig. 3, 3A.
Microstoma Rissoa.'sum, C. Sarato, les deux Microstoines de Risso, dans Notes
sur les Poissons de Nice, Nice, 14 novembre 1887 et 20 décembre 1887.
Risso a certainement vu les deux espèces du genre Microstome ; il est
évident que les caractères indiqués dans son Ic/itfnjologie, p. 3oG, con-
viennent aussi bien à la Serpe prtite bouche qu'au Microstoma oblituin : dents
de dessus placées sur un rebord dans l'intérieur de la bouche et semblables
a des dents canines. La langue est libre, épaisse et lisse, La ligne latérale
est courbe. — La première dorsale située au milieu du dos. — Par une
singulière bizarrerie, Risso, dans son Histoire naturelle, donne sous un
MICROSTOME OUBLIÉ. 129
même nom, la description du Microstome arrondi et la figure de la Serpe
microstome ; dans les diagnoses, il dit, }nnna dorsali prima, paulo rétro
ventralium locata, caractère du Microstome arrondi ; dans la figure 3G, il
place la première dorsale en avant des ventrales, caractère du Microstome
oublié; en dernier lieu, à propos du Microstome arrondi, Uisso écrit :1a ligne
latérale est droite; ce qui est exact, mais en contradiction avec ce qu'il
avait indiqué chez la Serpe microstome.
Long. : 0,12 à 0,20.
Bien distinct quant à l'aspect général do l'autre espèce, le
Microstome oublié a le corps visiblement comprimé, cunéiforme,
allant diminuant par degré de hauteur et d'épaisseur à partir
de la ceinture scapulaire jusqu'à la base de la caudale. Vers les
pectorales, la hauteur, qui l'emporte d'un tiers sur l'épaisseur,
est, chez l'animal adulte, comprise neuf fois et demie à dix fois
dans la longueur totale ; elle diminue d'un tiers sur le tronçon
de la queue, et l'épaisseur s'amoindrit dans la même proportion.
Chez le jeune, les formes sont plus ramassées, la hauteur du
tronc est contenue sept fois et demie à huit fois dans la lon-
gueur totale. La peau est couverte de larges écailles molles,
enduites d'un pigment argenté. Suivant le D"" Facciolà, le nom-
bre des vertèbres est de 43 à 45 ; il y en a 45 à 47 dans le Mi-
crostome arrondi.
La tète est forte, large en dessus; sa longueur, qui fait le
double environ de sa hauteur, est comprise quatre fois et demie
à cinq fois et quart dans la longueur totale; le museau est rac-
courci ; la mâchoire supérieure est un peu moins avancée que la
mandibule. La bouche est petite; à première vue, les mâchoires
semblent garnies de dents en haut comme en bas ; mais quand
on regarde avec attention, on constate qu'il n'y pas trace de la
moindre dent ni sur l'intermaxillaire, ni sur le maxillaire supé-
rieur. L'intermaxillaire est très-mince, comme papyracé ; il est
en partie caché par le maxillaire supérieur. Ce dernier forme un
S allongé, élargi en arrière ; son bord postérieur, qui est con-
vexe, n'atteint pas à l'aplomb du diamètre vertical de l'œil. En
avant se dessine une arcade qui semble recouverte, à sa partie
supérieure, par une lamelle mince, extrémité du frontal anlé-
Poissoxs. — Supplémeut. 9
^30 SALMONIDÉS.
rieur ou de rellmioïdo latéral ; celte arcade est évidemment
constituée par le chevron du vomer et peut-être aussi latérale-
ment par une partie de l'appareil ptérygo-palatin, car elle pré-
sente un développement relativement étendu ; le pourtour de
l'arcade dentaire supérieure, chez le sujet que nous étudions,
mesure 8 millimètres. Les dents sont fort rapprochées, serrées
les unes contre les autres; elles sont égales, étroites, fort poin-
tues, légèrement crochues. Les dents de la mâchoire infé-
rieure présentent les mêmes dispositions, les mêmes formes,
elles paraissent toutefois un peu plus longues. Chez les sujets
adultes, la muqueuse tapissant les parois de la bouche et celles
de la chambre branchiale est d'un noir bleuâtre, tandis que
chez les jeunes elle est d'une teinte rosée, parfois même cette
teinte est assez pâle.
L'œil est fort développé; son diamètre horizontal mesure le
tiers au moins de la longueur de la tête, il fait le double de
l'espace préorbilaire, il est à peu près égal à l'espace interorbi-
taire. L'iris est d'un blanc argenté. L'œil est protégé par une
orbite à contour saillant, très-développé surtout dans la région
supérieure ; du bord antérieur et supérieur se détache une pointe
aplatie, qui s'avance fort près de l'orifice postérieur de la na-
rine. L'espace interorbitaire est larg-e; il est déprimé dans sa
partie médiane, de chaque côté de laquelle se montre une série
de petits osselets recouvrant une partie du système canaliculé
latéral.
Les orifices des narines sont assez rapprochés l'un de l'autre ;
ils peuvent être facilement confondus avec les pores du système
canaliculé latéral.
Comme dans l'autre espèce, la fente des ouïes est fort longue,
elle s'étend de l'aplomb du bord antérieur de l'orbite jusque
vers le haut de la ceinture scapulaire. Les pièces operculaires
sont excessivement délicates, très-minces ; elles forment en ar-
rière une échancrure vers la base de la pectorale. Les rayons
branchiostèges semblent au nombre de quatre.
Il n'y a plus trace de ligne latérale chez le sujet que j'étudie.
MICROSTOME OUBLIÉ. 131
Dans le Microstome oublié, la première dorsale est beaucoup
plus avancée que chez le Microstome arrondi ; elle commence sur
la première moitié' de la longueur totale, plus en avant que la
base des ventrales ; elle est soutenue par dix à douze rayons. La
seconde dorsale est très-apparente, relativement développée;
elle répond à peu près au milieu de la base de l'anale. L'anale
est fort reculée ; elle compte dix à douze rayons ; sa base est
aussi longue que celle de la première nageoire du dos. La cau-
dale est échancrée ou plutôt fourchue; elle est soutenue par une
vingtaine de rayons, outre les petits qui en bordent la base en
dessus comme en dessous. Le tronçon de la queue est de forme
quadrilatérale; il a environ deux fois plus de longueur que de
hauteur. Les pectorales sont plus longues que les ventrales, au
moins chez les jeunes animaux. L'insertion des ventrales est
vers le milieu de la longueur totale.
Br. 4. — D. 10 à 12 — ; A, 10 à 12; C. 7/20 ou 21/7 à 9 ; P. 10 à 12 ;
V. 12 ou 13.
La teinte est un blanc argenté fort brillant. — D'après le
D"" Facciolà, il y a dix appendices pyloriques.
Habitat. Méditerranée, Nice accidentellement ; un spécimen de grande
taille, dont je vais indiquer les proportions, a été trouvé sur la plage de
Nice, en novembre 1887; il m'a été envoyé en /communication par MM. Gai
frères, que je remercie de leur extrême obligeance; c'est le même sujet
qui a été décrit par M. Sarato sous le nom de Microstoma Rissoanum ; il
avait perdu ses écailles.
Proportions : long, totale 0,178 ; tronc, baut. 0,018, épais. 0,012.
Tête, long. 0,035, baut. 0,019, épais. 0,014. — Œil, diam. 0,013, esp.
préorbit. 0,007, esp. interorbit. 0,013. — Mâchoire supérieure, long. 0,012.
Caudale (x^ayons brisés à leur extrémité), long. 0,020; pectorale (pointe
des rayons cassée), long. 0,009; ventrale, long. 0,012. — Première dorsale
(brisée en partie), baut. 0,010, long. 0,011; seconde dorsale, haut. 0,000;
anale (détériorée), baut. 0,0068, long. 0,011.
Distance du bout du museau à : première dorsale 0,080, seconde dor-
sale 0,132; anale 0,127; pectorale 0,03G ; ventrale 0,090.
MM. les docteurs Cr. Bellolti, L. Facciolà et C. Sarato ont eu l'amabilité
de m'adresser les intéressants travaux qu'ils ont publiés sur celte espèce
des plus curieuses; je prie mes savants confrères de vouloir bien recevoir
mes remerciements et mes félicitations les plus sincères.
ADDITIONS
GEM\E CENTROPIIORE.
T. I, p. 3ol.
LE CENTROPHORE CALCÉIFORME — CEISTROPHORUS
CALCEUS.
Syn. : Acanthidium calceus, Lowe, dans Proc. Zool. Soc. London, 1839, p. 92.
Ck.ntrophorus calceus, Lowe, dans Prie. Zool. Soc. London, 1843, p. 93 ; Gunth. ,
t. VIII, p. 423; Vaill., Exp. se. Travail, et Talisman, p. 71, pi. 3, fig. 1, aniiu.,
la,lb tête, isld dents.
Cextropiiorus CRKPiDALBus,'Boc. et Bi'it. Capel., Peix. plagiost., p. 28, pi. 2, fig. 1;
Brit. Capel., Cal. Peix. Port., extr. Jorn. Sc.Lisboa, 18G9, n" C, p. 14; Brit. Capel.,
Cat. Peix. Port., Lisb., 1880, p. 48.
Long. : 0,60 à 1,06, Vaill.
Ainsi que le fait observer le professeur Vaillanl, la forme par-
ticulière du museau, élargi en spatule, donne à ce Centrophore
un faciès tout à fait caractéristique, qui permet de le reconnaître
au premier coup d'œil. En effet, le museau est très-allongé,
mince, aplati, en forme de spatule, ou pour employer une com-
paraison plus vulgaire, en forme de sandale, de semelle, d'où
les noms spécifiques donnés à ce Squale par Lowe et par Barboza
du IJocage et de Brito Capello.
L'œil est beaucoup plus éloigné du bout du museau que de la
première fente branchiale.
L'aiguillon de la seconde dorsale est plus développé que
celui de la première. La pectorale est coupée à peu près carré-
ment avec les angles arrondis, bien différente de celle du Cen-
trophore granuleux dont l'angle postérieur et supérieur s'allonge
en pointe.
CALLIONYME PIIAETON. 133
La teinte générale est sur le frais, suivant les auteurs, d'un
gris cendré ou d'un gris bleuâtre ; elle m'a paru d'un gris légè-
rement rosé, d'après l'aquarelle de M"" la comtesse de Nadaillac.
Habitat. Golfe de Gascogne, Biarritz; le seul document positif que nous
ayons relativement à la présence de ce curieux animal sur nos côtes, nous
vient de M""' de Nadaillac, qui a peint un certain nombre de Poissons cap-
turés dans les parages de Biarritz. — Parmi les aquarelles fort remarqua-
bles laissées par feu M™^ la comtesse de Nadaillac et données par sa mère,
M™« Gabriel Delessert, au Muséum d'Histoire naturelle, se trouve une ex-
cellente figure de Centrophonis calceiis, exécutée en 1876, pi. 18 de cette très-
intéi-essanle collection.
La Commission scientifique du Travailleur, écrit le distingué professeur
du Muséum, a rapporté de Sétubal deux exemplaires ne mesurant pas plus
de 1™,03 à 1™,06; ce sont deux femelles adultes; dans les oviductes de
l'une d'elles étaient cinq petits longs de 200 millimètres, et ayant la vési-
cule ombilicale en partie résorbée. — Un individu plus petit, long de
540 millimètres, a été ramené dans le dragage XCV du Talisman, par
1 230 mètres, devant le banc d'Arguin.
GENRE CALL10INY31E.
T. II, p. 163.
LE CALLIONYiME PHAËTON — CALLIONYMUS PHAETON.
Syn. : Callionymcs festivus, CBp. (non Pallas), Fn. ital., fîg. mas. et fœm. ;
Canestr., Fn. ital., p. 178.
Callionymus MoRissoMi, CBp. (non Riss.), Cat.,^. 70, n» 652.
Callionymus PHAETON, Gujith., t. III, p. 147 ; Giglioli, Cat. Peso, ital., p. 90,
no 184; Vaill., Exp. se. Travail, et Tulisman, p. 349.
Long. : 0,030 à 0,181, G. Sarato.
Le Callionyme phaëton se distingue très-facilement de ses congénères
parla disposition du prolongement de son préopercule qui, au lieu d'être
armé de quatre épines, en porte seulement trois; deux de ces épines sont
dirigées en haut; cette particularité anatomique est fort bien indiquée dans
la figure (cf ) de la Faune italienne. — Le mâle diffère de la femelle par le
développement des rayons médians de la caudale et du dernier rayon de la
seconde dorsale; c'est probablement l'allongement du dei^nier rayon de la
seconde dorsale qui a fait supposer à G. Bonaparte que ce Callionyme est
le C. Morissonii de Risso. — Cependant Risso avait fait observer que la na-
geoire caudale de son C Morissonii n'est jamais terminée par aucune
membrane déliée en soie. — Ainsi que nous l'avons établi, t. II, p. 176, le
C. Morissonii, Riss., est identique au C. belenus.
D. 4 — 8 ou ; A. 8 ; C. 10 ; P. 16 à 20.
134 DENTÉ DU MAROC.
Habitat. Marseille, accidentellement. — Au mois de mars 1890, le D""
C. Saralo avait l'amabilité de me faire savoir qu'un beau spécimen de
C. phacton cf , trouvé sur le marché de Marseille, avait été acquis par le
Muséum de Nice ; en même temps il prenait la peine de m'indiquer les pro-
portions du sujet; je vais les rappeler.
Proportions : long, totale 0,181; tronc, haut. 0,014, épais. 0,012.
Tète, long. 0,042, haut. 0,017, larg. 0,020. - Œil, diam. 0,013, esp.
préorbit. 0,011.
Caudale, long. 0,035, les 6<= et 7^ rayons dépassant le 5^ de 0,012; pecto-
rale, long. 0,030; ventrale, long. 0,032. — Première dorsale, haut. 1" rayon
0,025; seconde dorsale, haut. 1" rayon 0,022, dernier rayon 0,032. Anale,
dernier rayon, long. 0,030, dépassant la base de la caudale.
Je mets souvent à contribution l'obligeance de M. G. Sarato ; je prie mon
excellent confrère de recevoir mes sincères remerciements.
Ce beau Callionyme a-t-il été péché sur la côte de Marseille? C'est pos-
sible; mais rien ne permet de l'affirmer. — C'est le plus grand spécimen
connu. D'après C. Bonaparte, son C. festivus cf arrive à une taille de cinq
pouces et demi. — Dans les Expéditions scientifiques du Travailleur et du
Talisman, le professeur Vaillant signale la capture de trois spécimens, aux
Açores, par une profondeur de 560 mètres; le plus grand des individus me-
sure environ 0,060; v. toc. cit., p. 349.
GENRE DEIVTE.
T. III, p. 56.
LE DENTÉ DU MAROC — DE NT EX MAROCCANUS.
Syn. : Le Denté du maroc, Deutex Maroccanus, Cuv. et Valeuc, t. VI, p. 234.
Dentex iMAKOccANUS, Stcindachii., Iclilhyol. Ber. Span. Porturj. Brise, IV, V.
Forts., p. 2G, pi. 4, fig. 1, dans Siizb. d. k. Akad. Wissench., Wien, 1867.
Long. : 0,20 à 0,30.
Le Denté du Maroc ressemble beaucoup au Denté aux gros yeux, mais il
en diffère par certains caractères qui le distinguent notlement de son congé-
nère. Ainsi que le fait remarquer Valenciennes, il a l'œil plus petit que celui
du Macrophlhalme, ce qui a laissé plus de place pour le sous-orbitaire que
dans le Macrophlhalme. Cette observation est parfaitement juste. Chez le
Denté du Maroc, le diamètre de Tœil est à peine aussi grand que l'espace
piéorbitaire ; le sous-orbitaire a le bord inférieur presque droit ou légère-
ment convexe; sa hauteur fait la moitié de sa longueur et plus de la moitié
du diamètre de l'œil. — H y a suc la joue cinq ou six rangées d'écaillés. —
Les écailles ont les spinules plus nombreuses et plus aiguës que celles du
Denté aux gros yeux; de plus la paroi interne du canal des écailles de la
ligne latérale est à peu près rcctiligne en avant, tandis qu'elle est échancrée
ONUS BISCAYENSIS. 135
chez le Denté macrophthalme. — Éc, 1. lonc- 54 à 56; 1, traiisv. ~ \- 1
° ' 14 ou 15 '
= 19 ou 20.
Habitat. Ce Denté a été trouvé sur le marché de Marseille.
Proportions : long, totale, 0,205; tronc, haut. 0,060, épais. 0,030.
Tête, long. 0,060, haut. 0,004.— Œil, diam. 0,020, esp. préorbit. 0,020,
esp. interorbit. 0,015; sous-orbitaire, long. 0,022, haut. 0,011.
Au mois de décembre 1889, j'ai reçu du professeur Marion, sous le nom
de Bel-Œil, un Poisson acheté sur le marché de Marseille. J'ai été fort sur-
pris de reconnaître dans ce Bel-Œil une espèce excessivement rare, qui
n'avait jamais été signalée, je pense, sur les côtes d'Europe par aucun
ichthyologiste, sauf M. Steindachner; c'est le Denté du Maroc, Dentex Ma-
roccanus de Valenciennes. — Je me suis empressé d'avertir M. Marion de
ce fait extraordinaire, lui demandant si réellement ce Denté avait été
péché dans le golfe de Marseille, ou s'il avait été envoyé du dehors. —
M. Marion eut l'obligeance de se livrer à une sorte d'enquête et finit par
apprendre de la marchande, ayant vendu le sujet au matelot du Labora-
toire d'Endoume, que ce Denté se trouvait dans une cargaison expédiée
d'Alger pour l'approvisionnement de Marseille. — Ce Poisson ne doit être
pris que fort accidentellement en Algérie; Guichenot n'en fait aucune men-
tion; il n'est guère présumable qu'il l'ait confondu avec le Denté aux gros
yeux; le D'" Bourjot ne le cite pas non plus dans sa liste des Poissons du
marché d'Alger. — Excepté le spécimen acheté à Marseille, les autres sont
de l'Atlantique ou du détroit de Gibraltar; le premier, celui qui a été dé-
terminé par Valenciennes, a été péché sur la côte du Maroc ; les autres ont
été découverts par M. Steindachner à Cadix et à Gibraltar (quatre spéci-
mens en janvier et en février 1865). — Il est fort possible qu'un jour ou
l'autre ce Denté soit capturé sur nos côtes. — Le spécimen trouvé à Mar-
seille va très-heureusement remplir une lacune dans la collection du Mu-
séum d'Histoire naturelle, où manquait jusqu'ici un représentant de l'es-
pèce décrite par Valenciennes.
GENRE MOTELLE.
T. III, p. 267.
ONUS BISCAYENSIS.
Syn. : Onus biscayensis, n. sp., R. Collett, Diagnoses de Poissons nouveaux,
provenant des campagnes de l'Hirondelle, daus Bull. Soc. Zool. de France, Paris,
1890, t. XV, p. 107.
Long. : 0,135.
\SOnus biscayensis est-il réellement une espèce nouvelle, ainsi que le
suppose M. R. Collett? N'ayant pas sous les yeux les spécimens décrits par
cet ichthyologiste, je ne veux élever aucune discussion. Je ne puis cepen-
dant m'empêcher de faire une remarque; les proportions indiquées par
M. Collett concordent, excepté quant au diamètre de l'œil, si bien avec
136 ONUS BISCAYENSIS.
celles que j'ai relevées sur un sujet de même taille (0,13o), venant de Port-
Vendres, que je suis disposé à rapporter tous ces jeunes individus à une
variété de Motella fusca. — La formule des nageoires est la même, sauf
une différence insignifiante, et dont vraiment il serait puéril de tenir
compte, dans le nombre des rayons de la seconde dorsale, j'ai Irouvé
52 ou 53 rayons; dans ï'07ius biscaycnsis, il y en a 54. Maintenant quel est
exactement le système de coloration de VOnus biscaycnsis? M. Colielt
écrit [loc. cit.), p. 107 : couleur uniforme brunâtre, clair; deuxième dor-
sale et caudale marquées de bandes brunes, et p. 108 : la coloration
de 0. biscaycnsis est rouge jaunâtre, avec quelques bandes transversales
foncées assez bien marquées sur la dorsale et l'anale. — Le sujet de
Port-Vendres, distingué sous le nom de Furet par les pêcheurs du pays, est
d'une teinte brun roussàtre, avec les nageoires impaires, sauf la première
dorsale, bordées de brun.
Habitat. L'un des sujets décrits par M. Collett a été péché, dans le golfe
de Gascogne, par une profondeur de loo mètres.
Du nom spécifique Onos qui se trouve dans Willoughby, Risso a fait un
nom de genre. Pourquoi M. Collett Fa-t-il métamorphosé en Omis? Onos a
un sens déterminé; Onos sive Asiiius, Willoughby; Onos Grsecis est, qui
Asellus Latinis, Gesner; c'est le nom d'un Gade; le mot latin Onus n'en est
pas la traduction, il n"a aucune application ichthyologique; c'est un
embarras dans la synonymie. — • Dans son Histoire naturelle des Poissons
d'Algérie, Guichenot a conservé le nom générique Onos, Riss., et il a eu
parfaitement raison. On n'a pas le droit de changer l'orthographe d'un nom
et de l'attribuer, ainsi modifié, à un auteur qui probablement n'auiait pas
voulu accepter la responsabilité d'une transformation défectueuse.
A propos de son Omts guttatus, M. Collett écnt, loc. cit., p. 106 : Parmi
toutes les Motelles tricirrhées, 0. guttatus se rapproche surtout de 0. medi-
terraneus (Lin.)... Les deux espèces de Motelles tricirrhées, qui se trouvent
dans la Méditerraaée, ont souvent été confondues et leur synonymie est
assez complexe. Le véritable 0. medilerrancus (Lin.) se dislingue de 0. vul-
guris (Yarr.)... par le nombre moins grand des rayons des nageoires... La
synonymie des deux espèces peut être établie ainsi : 1. 0. meditcrraneus
(Lin.), 1766; Gadus mediterraneiis, Linné; Gadus iricirmtus, Briinnich;
lOnos maciilata, Risso; Motella maculaia, Moreau... Localité : Méditerranée...
2. 0. vulgaris {Y nrr.) 1836... Motella tricirrata, Nilsson ; Motella vuUjaris,
Yarrell; Motella vulqaris, Gunther... Localité : Méditerranée; Europe occi-
dentale. — 11 n'est guère possible de partager l'opinion de M. Collett ; d'abord
il n'y a pas seulement deux Motelles tricirrhées dans la Méditerranée, il y
en a réellement trois; ainsi que je l'ai rappelé, 0. biscaycnsis, Collett, res-
semble à 0. fusca, Risso; je sais parfaitement que divers auteurs regardent
VO. fusca comme étant le mâle de VO. maculata, mais Risso écrit à propos
de VO. fusca: la femelle fraye au printemps. Maintenant quel est le G. mcdi-
/c;r(t?îcws de Linné, ce G. »/onop/cr?/yiMS? Admettons que ce soit une Motelle,
Onos? Mais, dans la Méditerranée, il y en a trois espèces : deux qui parais-
OiNUS BISCAYENSIS. 137
sent s'y tenir plus particulièrement, ou du moins qui ne remontent pas au
nord, dans l'océan Atlantique, au delà du 45^ degré de latitude; la troisième
a un habitat beaucoup plus vaste, s'étendant du fond de la mer Noire
jusque sur les côtes de la Norvège ; à laquelle de ces espèces rapporter le
G. mediterraneiis de Linné? M. Collett, à propos de VO. mediterraneus, in-
dique : Localité : Méditerranée, tandis que Linné écrit : habitat in Oceano
Eiiropœo ; il faut cependant tenir compte des textes et par suite il faut
encore supposer que l'espèce de Linné est l'espèce la plus commune, celle
qui se trouve tout à la fois dans la Méditerranée et sur les côtes de l'Europe
occidentale. A l'appui de celte manière de voir, je vais citer la note de
Bi ûnnich, ic/(f /t. Massil., p. 23: Gadus mediterraneus Systematis Linneani
describitur monopterygius... Valde communis est hic piscis in Oceano circa
Cornubiam Anglix, ibique pluries occurrit, quam in Mediterraneo et Adria-
tico mari, ubi nec infrequens ; ideoque forte melius Tridrratiis dicendus
erit. — Du reste l'équivoque est impossible, les ichthyologistes anglais
n'ont jamais signalé la présence de VOnos maculata sur les côtes de leur
pays. — De cette discussion se dégage un fait très-net, c'est que Linné et
Briinnich n'ont vu dans ces diverses Motelles qu'une seule espèce ou les ont
rapportées au type le plus commun; et quoi d'étonnant, puisque M. Stein-
dachner encore aujourd'hui ne reconnaît qu'une seule espèce, la Motella
vulgaris ST^ec. Bondel. ; en tout cas le Gadus tricirmtus de Briinnich ne re-
présente pas uniquement VO. maculata de Risso.
NOTES
Carch.vrodonte lamie, t. I, p. 302. — Péché sur la côte de la Charente-
Inférieure, mars 1880.
Laimargue a courtes nageoires, t. I, p. 361. -r- Spécimen 9 J^' ^'laiide
taille, 3,12 de longueur, échoué sur la plage de Mers (baie de la Somme), à
la fm de juin 188o. — Le sujet a été monté, d'une façon très-remarquable,
par M. Thominot, préparateur du Laboratoire d'Ichthyologie ; il appartient
au Musée d'Abbeville.
Malarmat, t. II, p. 261. — Deux spécimens pris au large d'Arcachon, 1881,
1886.
AspmoPHORE armé, t. II, p. 300. — Est commun au Havre; il se trouve
dans les fonds de chaluts. M. Lennier, en 1882, a eu Tobligeance de m'en
faire apporter une grande quantité au Musée du Havre, pour servir à des
recherches.
SÉBASTE DACTYLOPTÈRE, t. II, p. 317. — En janvier 1889, il en a été apporté
sur le marché de Paris de nombreux spécimens venant de la Rochelle.
LiPARis COMMUN, t. III, p. 353. — N'est pas absolument rare dans l'estuaire
de la Seine, entre Hondeur et Trouville.
Thonine, t. II, p. 481. — Un sujet, péché à Concarneau, a été envoyé au
Muséum de Paris et déterminé par le professeur Vaillant. — C'est, je
crois, jusqu'à présent le seul individu qui ait été signalé sur nos côtes de
'Ouest.
NoTACANTHE, t. III, p. 158. — NotacanUius, sp. 7iov. Vérany, Zool. AIp.-
Marit., p. 45, N. Edwardsiamis ; ce Notacanthe, péché à Nice en 1862 et
donné à Vérany par MM. (la! frères, a été cédé au Muséum de Paris, en
1871 ; c'est un N. mediterraneiis.
Macroure tracuyrhv.nque, t. III, ]>. 281. — Vn spécimen a été péché à
Biarritz, en 1882.
Macroure sclérorhynque, t. 111, p. 62'J. — M. Sarato a vu, dans l'Album
do Hisso, une figure de M. sclerorhynchus désignée par Hisso sous le nom
de Lepidoleprus Giorna. — Un second spécimen de M. sclerorhynchus a été
trouvé à Nice par MM. Gai frères, il y a quelques années.
MALACOctPHALE LISSE, Malucoccphalus ixvis, L 111, [i. 2S4, lig. 183. — C'est
Vlhjiivuioccphalus ilalkus, d'après M. Giglioli ; voir dans Pelagos, Genova,
1884, p. 228, fig. llymcnocephalus Ualicus, Gigl. (grand nat.). — A propos
do la figure publié'e par M. Ci^'lloli, idusieurs naturalistes nronl fait re-
NOTES. 139
marquer la singulière ressemblance qu'elle présente avec celle que j'ai
donnée du M. lœvis ; ils prétendent que Tune des figures est la copie de
l'autre; en effet les deux gravures superposées et regardées par transpa-
rence se confondent en une seule image. — Dans une question aussi
délicate, je ne crois pas devoir exprimer une opinion personnelle ; le motif
de ma réserve est facile à comprendre; je ne puis cependant m'empêcher
de rappeler une particularité fort curieuse; l'artiste chargé d'exécuter la
figure du M. Ixvis, a commis une erreur : il a reporté l'origine de la se-
conde dorsale beaucoup trop en arrière ; rien de plus aisé que de s'en ren-
dre compte; en comparant la distance qui est indiquée au tableau des
proportions relevées par moi, et celle qui existe sur le dessin entre le bout
du museau et le commencement de la seconde dorsale, on constate qu'il
y a plus d'un centimètre d'écart. La même erreur se retrouve dans la
figure de VHijmrnocephalus italiens, Gigl. ; je n'ai pas à en chercher la
cause; M. Giglioli en fournira l'explication, s'il le juge nécessaire. — Pour
terminer, je dirai que la figure du Malacocephalus lœvis a été dessinée (gr.
nat.), en 1875, d'après l'unique spécimen existant alors dans la collection
du Muséum.
Poissons pêches à Cette et dont l'habitat n'a pas encore été sûrement
indiqué.
Blennie trigloïde, 1. 1, p. 142,
Callionyme belène, t. I, p. 175. — Plusieurs spécimens, 1881, 1882.
ECHÉNÉIS RÉMORA, t. II, p. 535, 1882.
Denté macrophthalme, t. III, p. 59. — Un sujet.
Mehlan commun, t. III, p. 239, 1882. — C'est probablement l'unique spé-
cimen signalé sur nos côtes de la Méditerranée.
Orphie impériale, t. III, p. 473. — Deux spécimens péchés en juillet 1887
le plus grand sujet, pesant l'^.OOO, mesurait : long, totale 0,980
circonférence 0,170. = Tête, long. 0,240, haut. 0,035. — OEil, diam. 0,024
espace préorbit., màch, super. 0,183, mandibule 0,187; esp.. interorbit
0,031.
Sphagebranche imberbe, t. III, p. 586. — Deux exemplaires, 1883, 1885.
— AVEUGLE, t. III, p. 588. — 1889.
BIBLIOGRAniIE
Brito Capello, F. de : Catalogo dos Peixes de Portugal, Memoria apresen-
tada a Academia Heal das Sciencias de Lisboa, Lisboa, 1880.
Day, Francis : Fishes of Great Britain and Ireland, London, 1880-1884.
Dekay : New York Faun., Fishes, New York, 1842.
DoDERLEiN, P. : Manuale ittiologico del Medilerraneo, Elasmobrancliii, Pa-
lernio, 1881.
Eichwald, Ed. : Fauna Caspio-Caiicasica, Petropoli, 1841.
GiGLioLi, E.-H. : Elenco dei Mammiferi, degli Uccelli e dei Rellili ittiofagi od
intéressant! per la Pesca, appartenenti alla Fauna italiana, e Catalogo
degli Anfibi e dei Pesci italiani, Firenze, 1880.
fiUNTiiER, D"" Albert : Introduction to the Sludy of Fishes, Edinburgh, 1880.
— Voyage of 11. M. S. Challenger. Zoology, vol. 1. Report on the Shore Fishes
prociired during the voyage of H. M. S. Challenger in the years 1873-1876,
London, 1880. — Zoology, vol. XXII, Report on the Ueep-Sea Fishes
London, 1887.
Marion, a. -F. : Travaux de Zoologie appliquée. Station zoologique d'En-
dourae, Marseille, 1890.
Perugia, Alb. : Elenco dei Pesci deJF Adriatico, Milano, 1881.
Steindachner, D' Franz : Ichthyologischer Bericht iiber eine nach Spanien
und Portugal unternommene Reise (voir) : Sitzungsberichte der Kaiserli-
chen AkademiederWissenschaften, Mathemalisch-Nalurwissenschaftliche
Classe, ^Yien, 1863-1883.
Vaillant, Léon : Expéditions scientifiques du Travailleur et du Talisman
pendant les années 1880, 1881, 1882, 1883. —Poissons, Paris, 1888.
VÉRANv, J.-B. : Zoologie des Alpes-Maritimes ou Catalogue des animaux
observés dans le département (extrait de la Statisti'ine gcncrale du dépar-
tement. — S. Roux), Nice, 1862.
Vlnciguerra, D. : Risultati ittiologici délie crociere del Violante, Genova,
1883.
TABLE DES NOMS DES POISSONS
CITES DANS LE SUPPLEMENT
Acanthidium calceus 132
Acanthoderma Temminckii 41
Alpesuier marbré 71
Alpismaris marmorafus 71
Altavèle 14
Amiuodyte cicerelle 58
Ammodytes semisquamatufi 58
Apba mus 71
Aphanius fascialus. . 71
— 7ionus 71
Aphye pellucid^ 26
Aplurus simple.r 41
Atherina Boyeri 57
— preshyter 57
Athérine de Boyer 57
— prêtre 57
Aulope d'Agassiz 114
Aulopus Agassizi 114
B
Batrachidœ 16
Batrachidé> 16
Batrachoide 17
Batrachoïde à front plat 17
— à lunettes 17
— didactyle 1"
Batrachus n
Batrachus algeriemis 17
— barbatus 17
— horealis 17
— conspicillum 17
— didactyliis 17
— planifrons 17
— tau n
Beryx 30
Béryx • 30
Béryx à dix rayons 30
— décadactyle 30
Beryx decadacfylux ;50
Bezola 126
Bezole 126
Bezoule 126
C
Callionyme phaëtou 133
Callionymus festivus . 133
— Morissonii 133
— phaeton ... 1 33
Caixfmrias cœruleus 3
— Milbei'li 2
Centrophore calcéiforme 132
Centrophorus calceus 132
— cœlolepis 8
— crepidalbus 132
Centuoscymne 8
Centroscymne célolépis 8
Cestroscymnus 8
Centroscymiius cœlolfpis 8
Cerna macrogenis 36
— nebulosa 32
Cerniia Coslœ 36
Cheilodiptère heptacanttie 45
C/ieilodipterus heptacanlhus 45
Chloropldhahnus Agassizii 114
Chondrostoma Genei 68
— jaculum 68
Chondrostome de Gêné 68
Clupea pontica • • • • 'a
CocciA 110
Coccia ovata 1 H
Corégone bezole 126
Coregonus bezola 126
Coris Giofredi 50
— vulgaris 50
142 TABLE DES NOMS DES POISSONS DU SUPPLÉMENT.
CYPnixoDoy
Cyprinodox
Cyprinodon calarilamus.
— fasciatus. . .
Cyprinodon deCagliari.
— rubaué —
Ciiprinodontcs
Cyprinodontidx
Cyprinodonlidés
D
Dasybatis altavilla
Denté du Maroc
Dentex Mavoccamis
Drummond's Fieras fer.
E
Echiodon Drummondii
Épinéphi'-le à uiuscau aigu.
Epinephelus acutiroslris.. .
— Costse
Escolar
Eulamia Milberti
71
71
71
71
71
71
70
70
70
14
134
134
59
3-2
32
36
41
3
Fieras fer dentatua.
Fiérasfer denté . . .
59
59
QnssOTUMA
Gonostoma acanthurus.
— denudata.. .
— dénuda tum ,
GOSnSTOME
Gouostorae nu
(ionostonnis ovatus
— Powerix...
78
79
79
79
78
79
111
108
H
Hareng de la mer Noire.
I
ICHTHVOCOCCLS
ICHTHl'OCOCCVS
Iclithyococcus ovale...
Ichtliyococcun ovatus...
— Powerix.
Gadicule argenté Cl
Gadiculus aryen leiis 61
Gains (iryenleus Cl
— euxinus C4
— lusciis Ci
medilerraneus ... 13G
— nierlanyus Ci
— minutas 64
— tau 17
— tricirrhalus 13C
Gasteropelecus acanthurus 79
— microstoma 128
Girelle commune. 50
— deGiofredi 50
Gobie à quatre bandi's 2l
— trompeur 23
Gobius albiis 26
— fallax 33
— planiceps 21
— quadriviltalus 21
Lamna caudata. . .
Labrus cretensis. .
— telraodon.
— scarus.. . .
LEBIA!^
Lebias calaritana.
— fTava
Leuciscus Genei. . .
110
110
m
111
108
3
52
52
52
71
71
71
68
31
Mauroliciis atténuât us 106
— Power i.r 108
Maurolicus atténué i'i6
— de Power 108
Merlau argenté 61
Merlanyui argenteus 61
.Mérou à museau aigu 32
— de Costa 36
— ondulé 32
Microstoma olililum 128
— [lissoiuuon 128
— rolunduld 128
Microstome arrondi 128
— oublié 128
Motella fusca l-^G
— maculai a 136
Myctophum punctalwi 96
— Rufinesquii 98
TABLE DES NOMS DES POISSONS DU SUPPLÉMENT. 143
N
Nyctophus Rafinesquii 98
O
Ophidium (fenlatum 59
0/ios maculata. 130
Omis biscayensis 1 35
— mediterraneus 130
Paralépis corégonoïde 120
— élégant 118
— pseadocorégonoïde 121
Paral^pis coregonoides 120
— Cuvieri 120
— pseudocoregonoides 121
— speciosus 118
Pastenague à dents aiguës 14
— bouclée 12
— bruccon 10
— de Fabius Columna.. . 12
Pastinaca aspera 12
— marina 12
marina altéra 14
— marina Dioscoridi s 12
Physicule 65
Ph3'sicule de Dalwigk 65
Peysiculus 65
Physiculus Dalwigkii 65
Picarel insidiateur 49
Plectropoma fusciatum 36
Plectropome à bandes 36
Plectropomus fasclalus 36
Pœcilia calaritana 71
Pomatoma skib 45
Poaiatooie skib 45
Pionodon Milôerli 3
Pteroplatea 14
Pteroplatea altaveta 14
— canariensis 15
PrÉROPLATÉE 14
Ptéroplatée altavelle 14
— canarienne 15
PmsTiPOMA 37
Pristipoma Benneltil 37
— ronchus 38
Pristipome 37
Pristipouie de Bennett 37
— ronfleur 38
R
Raia altavela 14
— Gesneri 12
Raie pastenague altavèle 14
Requin de Milbert 2
RouvE r 40
Rouvet précieux 41
Rovetto 41
ROVETTUS 40
Rovettus acanlhoderma 41
— Temmiîickii 41
RUVETTUS 40
Ruvettus pretiouss 41
Sallatrix 45
Sauteur 45
Saumon commun 124
— quinnat 125
SCARE 51
Scare de Grèce 52
— des Canaries 52
— des mers de Grèce 51
— rubigineux 52
— rubiginoïde 52
Scarini 51
Scariniens 51
SCARUS 51
Scarus canariensis 52
— cretensis 51
— rubiginoides 52
— rubiginosus . - 52
Scopèle à petites dents 84
— crocodile 84
— de Benoit lOl
— de Canino 90
— de Cocco 90
— de Gemellaro 98
— de Power 108
— de Rafinesque 98
— de Risso 103
— de Tenore 1O6
— de Vérany 92
— ovale 111
— pseudocrocodile 84
Scopelus angustidens 84
— angiislidens {Maurolicus) . 106
— Renoiti 101
— Caninianus 96
— caudispinosus 84
— Coccoi 90
— crocodilus . 84
144 TABLE DES NOMS DES
Scopelui elonfialus
_ Gemellari
_ ovatus
— Poioerue
_ pseudocrocodilus
— Ilafincxf/uii
resplendens
— Rissoi
— Tenorei
— Veraniji
Scorpœna porcus
iistulala
Scorpène pustuleuse
Seriola Tiafinesquii
Serpe petite bouche
Serrau à museau aigu
— échancré
Serranns aculirosh-is
_ (t'-iiiiroslris {Perug.)
_ alcxan'lrinus
— Coslœ
— em(VfjinatiiS!
— ftiscits
— macrogenis
— 7tebulosus
— tinca
POISSONS DU SUPPLÉMENT.
8't I
1)8
lU
108 '
84
98
84
10 5
lOG
92
2G
26
2G
4G
128
32
32
32
:U)
3(;
3G
32
32
32
3!
32
Serranns undulosus.
Small blue Sliark...
Smaris insidiator .. .
Squulus Milherti
— pltimbeits. . .
Tclragonurus simplex. . .
Temnodon
TicMyoïifiy
Teuinniior saltator
Temuodor sauteur
Trygon Aldrovandi
— allavela
— briicro
— Ihalassia
Thgrsitini
Thyrsitiniens
T/igrsites acanthoderma .
— pretiosus
Zée à épaule armée.
32
2
49
3
3
4t
45
45
45
45
12
15
10
12
40
40
41
41
49
Fl
N DE LA TAULE DES NOMS DES POISSONS DU SUPPLÉMENT.
\f
375Û-9U. — ('oRiiEiL. Imprimerie Cbéié.